Crimson Peak

« Au début du siècle dernier, Edith Cushing, une jeune romancière en herbe, vit avec son père Carter Cushing à Buffalo, dans l’État de New York.
La jeune femme est hantée, au sens propre, par la mort de sa mère. Elle possède le don de communiquer avec les âmes des défunts et reçoit un étrange message de l’au-delà : « Prends garde à Crimson Peak ».
Une marginale dans la bonne société de la ville de par sa fâcheuse « imagination », Edith est tiraillée entre deux prétendants : son ami d’enfance et le docteur Alan McMichael.
« 
(Source : Allociné)

Et on finit cette semaine de l’horreur avec un film de Guillermo Del Toro. A la base c’était absolument pas le film prévu mais j’ai été trompée par Seriebox qui m’a rangé un film dans le challenge horreur alors que c’est un film d’action. Bref, nous voici plongé dans l’histoire de Crimson Peak…

Je dois vous avouer que dès le départ se faire agresser par un screamer, ça m’a pas emballé et j’étais à deux doigts de fermer le film et d’en chercher un autre, mais en même temps quand j’ai vu les décors je me suis dis que je devais laisser sa chance au film et au génie de Del Toro. J’irais pas jusqu’à dire que j’ai bien fais, car ce film a quand même 9 jump scare réparti dans l’intrigue, 1 majeur et 8 mineurs. Alors quand je dis réparti, j’abuse un peu parce qu’en fait ils sont souvent en paquet de deux, non content de faire sursauter une fois, le réalisateur a décidé que deux fois de suite sans temps de pause c’était mieux. Et franchement, moi j’aime pas, déjà je déteste le côté “peur immédiate” du screamer, mais si en plus on en a deux de suite comme ça j’aime encore moins.

Surtout que ce film ne souffre pas d’une ambiance creuse et inexistante. Le fantastique, se mêlant à l’horreur, impose une ambiance très stressante. Si à cela on ajoute les screamer, on est à chaque instant sur le qui-vive et on se méfie de chaque musique un peu trop flippante et de chaque plan laissant des angles d’apparition de fantôme. Car autant au début il y a de la lumière partout, peu d’endroit sombre et peu accueillant, et le ton est plutôt léger, autant à l’arrivée d’Edith au manoir des Sharpes tout devient sombre et pesant. L’atmosphère respire la mort, on y voit des insectes mort sur une console, et plus tard on apprend que le chien devait normalement être mort. C’est à ce moment précis que débute réellement le film d’horreur selon moi.

Le film ne s’appesantit pas de passage gore rempli de sang et de trippe, même la mort du père d’Edith est relativement soft, et quand à son identification à la morgue, on ne nous montre clairement pas son crâne défoncé. De même, par la suite, beaucoup d’éléments horrifique étaient suggéré mais pas totalement montré, on pouvait les deviner et les voir mais rien n’était fait en grande pompe pour nous les mettre devant le nez et parfois ce genre de mécanique est plus efficace pour instaurer une ambiance d’horreur. Je pense notamment au passage avec le fantôme qui se cache derrière une porte ou encore quand un fantôme passe derrière Edith dans le miroir. Ce genre de procédé me fait beaucoup penser aux fantômes cachés dans “the haunting of hill-house” une série netflix que je ne saurais que trop vous conseiller.

Néanmoins, je crois que je n’ai encore rien compris de cette histoire. Alors oui j’ai bien compris que ce qui différencie le fond de l’histoire d’un film thriller, c’est avant tout Edith qui peut voir les fantômes mais sinon je ne comprends pas bien. Tout se complique très vite et parfois j’ai l’impression qu’il y a eu des ellipse qui n’étaient pas annoncé. Certaines scènes n’ont aucun sens pour moi. Ne serait-ce qu’au début quand Edith refuse d’aller à une fête, puis finalement elle y va avec Thomas et ni son père ni son ami ne se sont dit “oh bah ok elle veut pas venir avec nous mais elle vient quand même, c’était peut être prémédité non ?” bah non. Pour eux c’est tout à fait normal et on en parle même pas. 

Le film est plutôt cool sinon, j’aime décidément beaucoup la patte de Guillermo Del Toro, il sait faire un je ne sais quoi aux ambiances des films qui font qu’on ne sait plus trop si on est dans un monde réel ou bien dans un monde totalement imaginaire. Maintenant je dois vous avouer que les plans comme celui sur la bague à l’enterrement du père d’Edith, ça m’a fait faire un bon dans le temps, j’ai cru être revenu au début des années 90 niveau film. Je ne dis pas que c’est une mauvaise chose mais je ne m’y attendais clairement pas. La fin était un peu brouillon, enfin j’ai compris mais je l’ai trouvé rapide, pas détaillée et la coupure au générique est arrivée d’un coup sans nous laisser le temps d’en savoir plus. Décevant un peu de ce côté là mais je dirais que le reste du film rattrape bien le tout.

Je ne sais pas quoi ajouter de plus. Oui ce film fait flipper, oui c’est un film d’horreur, oui il y a de l’épouvante mais est-ce que pour autant je le trouve également que sans la facilité des screamer, le film serait avant tout un film fantastique et non un film d’horreur. Je n’ai pas détesté le regarder, je suis ravie d’avoir pu l’enlever de ma liste d’attente, ce n’était pas une corvée de le regarder mais pour autant je peux vous dire que je ne le re-regarderais pas. Il n’a pas la petite étincelle qui fait qu’un film devient spécial et qu’il nous donne envie de le revoir. L’histoire linéaire et un peu trop brouillon embrouille l’esprit. Je ne m’attendais a rien, et je suis quand même déçue comme dirait Dewey.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *