Jour 1 : « Coup de foudre à AustenLand »

« Jane Hayes vit depuis toujours dans le monde merveilleux et ancien d’orgueil et préjugés. Quand l’opportunité de voyager dans un parc à thème sur le thème des romans de Jane Austen se présente, la jeune femme saute sur l’occasion, espérant rencontrer elle aussi un homme comme le grand Mr Darcy qu’elle admire tant. »

J’adore les comédies romantiques et celle-ci encore plus car on sent qu’elle ne se prend pas au sérieux dans sa façon d’aborder la romance de l’héroïne. On commence le film par un portrait rapide et détaillé de Jane, où on nous fait bien comprendre qu’elle est niaise, vit dans les romans de Jane Austen, bref qu’elle idéalise l’amour. Et rien que faire ça dans une comédie romantique ça nous aide à appréhender le côté niais, mielleux, mièvre.

Dans la construction même de ce film, on peut voir que Jane est fan de Darcy et son histoire, qu’elle rentre même dans l’histoire aussi bien dans son style que dans sa décoration, sa façon d’être et quand elle arrive en Angleterre et plus particulièrement à Austenland, tout ce qui l’entoure finit par déconstruire son identité de fan et la fait redescendre sur terre progressivement. Autant cela passe visuel par le jeu génial de l’actrice, autant on peut en voir des traces également dans les cadres.

L’histoire et le scénario de ce film ne sont pas d’une construction extraordinaire, en réalité je dirais même qu’on est proche d’une construction façon « Bridget Jones ». Il n’y a pas vraiment de gros rebondissement, pas de méchant, pas d’histoire rocambolesque, l’histoire est linéaire et pourtant le rythme et l’humour qui s’en dégage donnent envie de continuer à regarder. Finalement la romance finie même par devenir un filigrane de la comédie qui se déroule devant nous.

Ce film fait partie de la longue liste qui permet une belle lecture visuelle (je ne dis pas de couper le son pour comprendre le film, vous n’allez rien piger) mais quand vous regardez les plans, les scènes et les décors, vous pouvez comprendre le fonds de l’histoire.

Une fois le portrait de Jane terminé, nous rentrons dans le vif du sujet, que ce soit au bureau, dans l’agence de voyages ou chez elle, tout est étouffant. Elle travaille dans un petit bureau triste, elle va dans l’agence où la personne est dans une pièce ouverte mais en même temps tous les décors autour de ce bureau rendent l’atmosphère étouffante et enfin, quand on arrive chez Jane toutes les raisons de cet enfermement reviennent et on se retrouve encore plus cloitré, Jane Austen et Darcy sont omniprésents, ferme l’environnement de Jane et l’envahi de façon à ce que sa personnalité ne ressorte plus du tout et qu’elle ne soit que la groupie d’orgueil et préjugé.

(ça fait beaucoup de déco tout ça…)

On avance un peu dans le film et zoup au milieu du film et on retrouve Jane qui se déconstruit totalement. Cela commence par son solo de piano plutôt génial. Elle est assise sur son fauteuil, au centre du plan et un peu éloignée ce qui la rend petite face au monde qui l’entoure et quand elle se rend au piano elle se lève et avance vers la caméra pour finir par la dépasser, rendant plus petit les autres personnes et faisant d’elle la plus grande dans cette scène, montrant ainsi qu’elle s’affirme et commence à rejeter tout l’univers d’Austenland. Le fait qu’elles se rendent compte que son prince charmant idéal n’est ni un prince, ni charmant, ni fait pour elle. Elle est aidée par Miss Charming qui va donc casser son carcan niais et fanatique d’Austen en lui changeant son style vestimentaire (en restant dans le thème d’Austenland) et en la faisant moins rester dans les conventions de l’époque de la régence. Les couleurs, jusque-là terne deviennent lumineuses et claires. Il y a beaucoup plus de plan sur l’extérieur. Jane devient le centre des plans également alors que jusque-là elle était un peu plus sur le côté. Elle devient l’héroïne de son histoire. On commence même a voir l’effet sur son environnement quand les acteurs du parc discute autour de la piscine et que seul Mr Nobley reste en costume d’époque alors que tout le monde abandonne totalement son personnage pour se détendre.

Et enfin elle est sortie de sa coquille et s’ouvre au monde. Alors qu’elle était encore un peu dans le monde d’Austen, Nobley la fait sortir de cet univers pendant le bal et tente de lui expliquer la vériter. Elle est dehors, s’apprête donc à sortir de ce qu’elle a toujours connu et donc ouvrir les yeux. Puis le voyage se termine, elle va à l’aéroport, elle est habillée normalement, elle a son tote bag « i lové Darcy et son sac ». Dans l’aéroport elle dit même « aucun bagage » alors qu’elle a son sac dans les mains. C’est selon moi une façon de dire que c’est bon elle en a fini avec ce fanatisme et cette obsession pour Jane Austen. Et finalement elle tire un dernier trait dessus en vidant sa chambre de tout ce qui avait un rapport avec Darcy. Même si on retourne sur des environnements clos comme l’aéroport ou son appartement, les plans la laissent respirer et lui laissent de la place pour elle.

(Un gros contraste de décors entre le début et la fin du film)

C’est un film que j’apprécie particulièrement, déjà parce que le ton et l’humour employé son plutôt cool. Ensuite parce que l’histoire est touchante, quand Jane « pleure » parce qu’elle a quand même payé cher et pourtant elle a la plus petite formule. C’est agréable à regarder pour passer une soirée tranquille, pour passer le temps, pour se remonter le moral après une dure journée. Bref je ne peux que vous conseiller ce film.

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