Jour 2: « Flavor of Youth »

« Shikioriori est un projet de trois courts films d’animation réalisé par le studio CoMiX Wave en collaboration avec la société chinoise Haoliners.

Le projet final, qui comprend deux heures de vidéo, est décliné en trois courts films, tous réalisés par trois réalisateurs différents, et tous se déroulant dans une ville chinoise :

Hidamari no Choushoku, de Jiaoshou Yi Xiaoxing : l’histoire d’un salarié vivant à Shanghai qui retourne dans son village natal et se remémore les bonnes nouilles que lui préparait sa grand-mère.

Chiisana Fashion Show, de Yoshitaka Takeuchi, le parcours de deux sœurs à Guangzhou, qui partagent le même rêve, celui de travailler dans la mode. L’une en tant que modèle, l’autre en tant que styliste.

Shanghai Koi, de Li Haoling, l’histoire d’amitié entre un jeune homme et une fille, dans le Shanghai des années 90. »

(Source : Nautiljon)

J’ai découvert ce film d’animation au détour d’une recherche netflix. C’est un recueil de trois petites histoires de jeunes gens en Chine. Chaque portrait est raconté par son protagoniste. Ils abordent les souvenir d’un moment, d’une histoire, de leurs vies ou de ce qui les constitue.

Tout d’abord, l’histoire qui s’appelle « nouille de riz » est raconté par Xiao Ming. On voit d’abord l’histoire comme si le jeune homme nous montrait des photos ou des vidéos de son enfance. Tout va plus ou moins vite, plante le décor. L’émotion monte par le montage des scènes d’exposition. Et pourtant c’est l’histoire avec laquelle j’ai le moins accroché car le narrateur a une voix plutôt monotone et trainante.

Comme les souvenir son évoqué de façon linéaire, on a du mal à voir où on va, ce que l’histoire, le narrateur, veut nous dire et, même si la mélancolie s’installe progressivement, finalement c’est brouillon et je crois qu’actuellement je ne sais toujours pas la conclusion de cette histoire (à part le fait que les nouilles de riz c’est bon).

On peut voir dans le film que chaque souvenir agréable est baigné d’une lumière très forte, scintillante et dès qu’un élément et bien plus triste on a une lumière plus effacée ou carrément une absence de lumière. C’est un procédé hyper simpliste, vu et revu mais je trouve que dans ce film on arrive super bien à cerner les émotions grâce à cela.

On enchaine tout de suite après avec « un petit défilé de mode » qui raconte l’histoire d’une mannequin nommée Yi Lin et de sa sœur Lulu. Comme je l’ai dit plus haut, encore une fois on a un narrateur qui se trouve être Yi Lin puis à la fin Lulu. J’ai beaucoup accroché à cette histoire parce qu’elle montre et explique comment il peut y avoir des dangers dans le métier de mannequin. Même si on s’en doute tous, là c’est expliqué par Yi Lin qui donc est concernée par ce qu’elle raconte. Comme on le sait tous, dans le domaine du mannequina il y a beaucoup de trouble du comportement alimentaire, une concurrence horrible, des contraintes et surtout…l’âge qui joue beau. Là c’est expliqué et en même temps on ne tombe pas trop dans le mélodramatique et dans l’apitoiement.

Et enfin on a la dernière histoire dont je n’ai pas trouvé le titre (si vous le savez, n’hésitez pas à me le dire). On suit Limo qui a vécu une enfance heureuse avec ses deux amis. Il était secrètement amoureux de Xiao Yu, on le voit et on le sent clairement dans les dialogues. Ce n’est pas un reproche, c’est mignon mais je trouve que justement l’histoire repose trop sur le « il était amoureux et il ne l’a pas dit ». Du coup on ne cerne pas vraiment les autres émotions qui découlent de ce petit bout de film.

On ne sait rien de notre personnage, si son adolescence et ses études ont été difficile, s’il a toujours regretté de n’avoir rien dit, s’il a eu d’autre copine. Rien et c’est dommage parce que le personnage de Limo aurait pu être génial, plein de relief et de complexité. C’est rare de voir une histoire où c’est un garçon qui est trop transit pour avouer ses sentiments, et une jeune demoiselle qui fait le premier pas. Le plus généralement, dans les productions asiatique la configuration est inversée et on nous fait bien comprendre que la jeune fille est abattue, triste, déprimée, regrette…bref tout ce que vous voulez.

De manière général j’ai beaucoup aimé Flavors of Youth, la conclusion dans l’aéroport est selon moi suffisante pour comprendre l’articulation du film. J’ai vu beaucoup de gens râler sur le fait que les trois histoires n’étaient pas reliées mais est-ce que c’était essentielle de les faire se rejoindre de manière continuelle ?

Eh bien selon moi non, je dirais même que pour les apprécier il faut les prendre individuellement et non chercher à tout prit un lien entre elles. Alors oui peut être que Xiao Ming, Li Yin et Limo ont été dans la même école. Peut être qu’ils se sont croisés un jour à Auchan on n’en sait rien mais si vous le saviez, est-ce que ça aurait changé la vision du film ? Non tout simplement parce que chacune des histoires est indépendante, pleine d’émotions et de sentiments d’une personne (ou de deux personnes pour Li Yin et Lulu).

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