Jour 20: « Dear Eleanor »

« Deux adolescentes voyagent à travers les Etats-Unis en 1962, pendant la crise des missiles cubains, à la recherche d’Eleanor Roosevelt.« 
(Source : Allociné)

Comme pour Parvana, ce film j’ai eu la chance de tomber dessus en me perdant sur le net. Sa sortie n’était pourtant pas prévue en vf avant un long moment mais j’ai réussi à trouver une version propre de ce film et en français donc j’ai sauté sur l’occasion. Tantôt un drame, tantôt une comédie, « Dear Eleanor » nous montre comment un souvenir peut être plus important que n’importe quoi d’autre. Aussi bien pour le père d’Ellie que Ellie elle-même, le souvenir de Caroline Potter (la mère de Ellie) les hante et les accompagne tout au long de cette histoire. Le piano de la mère ne peut être vendu car c’est comme si elle était encore là tant que cet instrument habitait la maison et je trouve ça plutôt drôle d’ailleurs quand les frères de Ellie soutiennent que le piano est encore là en faisant croire à leur père qu’il hallucine. C’est selon moi une façon de lui dire « ok le piano est peut-être plus là mais la présence de maman elle reste à jamais avec nous ».

Mais niveau périphrase pour dire d’autre chose, je dirais que le film s’est amusé à en cacher une autre. Premier moment où la famille Potter est autour de la table, un des frère d’Ellie lui dit « Depuis que maman est morte, il [son père] passe toute ses journées au pub, il ne s’occupe plus des citrouilles », il faut comprendre qu’il ne s’occupe plus du tout de ses enfants et non des citrouilles mais pour rendre les choses peut être moins tire larmes, passer par cette culture de citrouilles est la solution. Mais pourquoi rendre les choses moins tire larme me direz-vous ? Et bien c’est simple, ce film n’est pas une représentation du deuil ou de la tristesse profonde que l’on peut ressentir à la perte d’un être cher. Non même pas du tout, en réalité ce film traite plus du voyage qu’une jeune fille va faire pour enfin vivre sa vie en disant adieu à sa mère, au-delà du deuil, on assiste surtout à la prise d’autonomie de cette jeune adolescente.

Néanmoins, j’ai du mal à cerner le personnage de Max. Je ne sais pas si dans le fond elle est le sidekick d’Ellie ou si elle fait partie des réels protagonistes de cette histoire. On ne sait rien d’elle à part qu’elle a un gros sentiment d’incertitude mais également une passion pour Jésus. Mais même cette « passion » on ne sait pas pourquoi ni comment ça lui est venu dans le fond et on arrive à un personnage qui est un petit peu illuminé, gentille comme tout, drôle mais elle manque de profondeur et d’intérêt. Même sa relation avec Billy est plutôt passée à la trappe. On sait que c’est ambigu entre eux, qu’il a un coup de cœur pour Max mais c’est tout.

Mais bon, ce film reste une excellente comédie retraçant un road trip improbable à travers les Etats-Unis des années 60. Ces deux petits bouts de femmes nous donnent de belle leçon de vie sur un tons d’humour incroyable. Visuellement c’est pop et coloré sans être criard. Je vous le conseil totalement si un soir vous vous ennuyez et vous avez envie de voir comment en mémoire d’une personne on peut faire des grandes choses.

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