Jour 22: « 127 heures »

Honnêtement, là le costume est abstrait….

 » Parti pour une randonnée en solitaire dans les gorges de l’Utah, Aron Ralston, jeune alpiniste expérimenté, se retrouve bloqué au fond d’un canyon isolé lorsqu’un rocher s’éboule, lui emprisonnant le bras. Pris au piège, menacé de déshydratation et d’hypothermie, il est en proie à des hallucinations avec pour seule compagnie le souvenir des siens.
Cinq jours plus tard, comprenant que les secours n’arriveront pas, il va devoir prendre la plus grave décision de son existence…
« 

J’avais lu l’histoire de cet homme sur internet avant même de savoir que son aventure avait été adaptées en film. J’avais été impressionnée et émue par son histoire. Il a eu beaucoup de courage et de chance de pouvoir s’en sortir vivant. Mais bon ce n’est pas le sujet, on va réellement parler du film. Dès le départ les plans rapide, les scènes courtes pour finalement devenir de plus en plus longue et précise donne clairement un aspect futile et donne une impression d’imprévu et de surprise de l’instant. Je ne sais pas comment dire ça mais on dirait que, comme la chute dans le fossé, tout ce qui se passe avant la randonnée est plus du registre du coup de tête qu’autre chose et j’ai du mal à comprendre les insères de vidéos d’accolade sportive ou d’image de tribune de stade. Je ne sais pas si c’est pour renforcer le côté « la solitude d’Aron approche » ou si c’est juste pour contre balancer entre son occupation qui est plutôt solitaire et celle de la majorité du monde qui est plutôt communautaire. Mais le pire c’est que ces plans reviennent à la fin mêlée à des plans de Aron (aussi bien James Franco que le vrai Aron) et je ne comprends toujours pas le sens de ces scènes finalement.

Ce film est calme, on ne peut pas dire que la bande originale rythme tout le déroulé de l’histoire car en réalité nous sommes comme Aron, seul, avec peu de bruit autour de nous. La musique vient ponctuer certaines scènes sans pour autant venir donner une présence à l’histoire. Les bruits que l’on peut entendre c’est le choc de la lame sur le caillou, le cliquetis de son équipement. C’est comme si nous aussi nous étions dans cette crevasse et que nous vivions le même instant que lui. Et puis brusquement sur la dernière moitié du film, je ne sais pas pourquoi mais plein de musique arrive. Je ne saurais expliquer si cela vient des hallucinations d’Aron ou si c’est juste pour indiquer qu’Aron s’organise une réelle routine. Ce n’est pas mauvais c’est juste perturbant je dirais puisqu’on passe d’une ambiance plutôt neutre et minimale à une ambiance bruyante comme les foules du début du film.

J’ai eu beaucoup de mal à faire la différence entre ses hallucinations et sa réalité et je ne sais pas si du coup je suis plus prise dans l’histoire ou si du coup ma lecture du film est rendue compliquée finalement. Peut être que le fait d’être dans la même confusion qu’Aron nous permet de ressentir plus d’empathie mais dans mon cas j’ai juste eu beaucoup de mal à rentrer plus dedans. Je connaissais l’histoire largement médiatisée, je ne sais pas si les hallucinations de son ex sont réelles finalement et je crois que c’est surtout sur ces hallucinations là que j’ai le plus tiqué. Surtout qu’en plus c’est des faits anecdotiques qui ne sont jamais précisé. Je ne sais pas si dans le livre ces passages sont expliqués mais là dans le film ça tombe un peu à plat et à part rajouter de la durée à ce film, on n’obtient rien en émotion, ou en background parce qu’on ne connait pas les circonstances.

Si je devais conclure (et je sais que je le dois) je dirais que ce film est à voir, déjà parce qu’il fait prendre conscience de beaucoup de choses mais également parce qu’on peut voir les 127 heures d’un homme seul face à la mort et à la peur et que niveau émotion ce n’est pas rien. C’est un très bon film notamment pour cela mais également parce que c’est un biopic bien mené, sans être trop documentaire il arrive à être un vrai bon film de survie. Savoir juste que tout cela est réel ça donne de gros frisson. Il y a un peu de sang et de gore mais je vous rassure, pas de quoi nécessiter un stock de sac à vomis.

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