Jour 9: « The grand Budapest Hotel »

« Zero Mustafa, jeune réfugié politique venu de Salim-al-Jabat, réussit à se faire engager comme lobby boy au Grand Budapest Hotel, une institution située dans les montagnes de la république de Zubrowka. Le concierge de l’établissement, l’élégant M. Gustave, qui veille sur ce mythique palace, le prend sous son aile. Ensemble, ils se rendent au domicile de Mme D., une habituée du Grand Budapest.« 

(source: Allociné)

Il s’agit là d’une histoire dans un pur style Wes Anderson, et soit on aime, soit on n’aime pas. Ce réalisateur a un don pour raconter les histoires, les rendre impressionnante, compréhensive, magnifique, drôle, grave…

Pour les personnes qui ne sont pas habituée, les films de Wes Anderson sont « chapitrés » et découpés comme un livre. Tout dans la narration est dans les détails comme si vous étiez en train de lire une longue description dans un livre. Alors là ça ne fait pas envie mais visuellement je peux vous jurer que cela vaut le coup. Il y a une attention particulière aux détails pour que toutes les scènes soit marquante mais également pour que toute l’information soit à votre portée pour vous comprendre, et vous approprier le film.

Ce film commence par une longue mise en abîme. Une personne,assise sur un banc, lit un livre que le narrateur lui-même vous raconte vousfaisant ainsi plonger dans le passé au moment où il a écrit le livre quiraconte l’histoire d’un homme riche qui possède le Grand Budapest Hôtel. Cethomme lui a narré son histoire et vous la vivez comme si vous étiez là àécouter Zero la raconter. Personnellement je sais que ce niveau de narrationm’a totalement chamboulée je dirais. J’ai trouvé cela énormément cool, classe,génial, mais aussi bien pensé. On a vraiment l’impression d’avoir nous même le livre dans les mains et que nous lisons nous même les lignes de cette histoire.

Quand nous sommes dans ce que l’ont peut appeler le présent, tout est blanc, clair… presque fade. Puis on arrive à l’époque de l’auteur qui nous prépare dans le fond à son récit et ses flashbacks en étant dans une pièce au ton marron et jaunâtre et une pièce est peinte en rose dans le fond. Le flashback commence et la façade du Budapest Hôtel est grise terne, éprouvée par les années, l’hôtel à perdu de sa splendeur et de sa lumière, tout comme l’imagination de l’auteur à l’époque, l’hôtel est vide, triste, peu encourageant. Puis nous arrivons dans l’histoire de Zero et de Monsieur Gustave, tout est plein de couleur, joyeux, lumineux, doux, tendre, on sent la gaîté et le bonheur dans chaque recoin de ces scènes et progressivement nous avançons vers le terne…vers le déclin du Grand Budapest Hôtel.

C’est un genre de film pompeux j’en conviens, c’est trèspoétique, romancé et détaillé, comme je l’ai dit au début, soit on aime cegenre de film, soit on déteste mais c’est plutôt normal de ne pas aimertellement la réalisation de Wes Anderson peut paraitre spécial de prime abord,et le style parfois un peu théâtral peut rebuter un peu mais je dirais quec’est normal. Pour ma part je crois que j’adore ce film, c’est un de mespréférés de Wes Anderson, et j’ai longuement hésité entre ce film et the royalTennenbaums que j’apprécie également beaucoup.

Mais ce qui fait que j’ai choisi « le grand Budapest hotel » c’est avant tout l’énorme coup de cœur que j’ai eu pour lespersonnages. Sans tomber dans des clichés ou dans un humour trop présent etlourd, les personnages ont des identités bien particulières et définissable. J’apprécietellement Zero Mustafa qui n’est rien au début du film mais qui, plus l’histoireavance, il confirme sa position de protagoniste alors qu’au début il semble pluseffacé par Monsieur Gustave. Il a un caractère tellement doux et romantique qu’il ne passe pas par des phases classiques d’antipathie avant de devenir le réelhéros de cette histoire.

L’esthétique de ce film, son contenu, sa présentation,sa réalisation, tout cela suffit à mon sens à l’élever au rang de mesclassiques personnel, je l’ai vu encore une fois dans le cadre d’un challengeseriebox mais ce film m’a permis de confirmer que j’adorais Wes Anderson. Il aun style qui est tellement rafraichissant, tellement « envoutant ».Ses films n’ont pas des histoires extraordinaires ou des scénarios de dinguemais l’humour et les émotions qui se dégagent de ces films sont tout simplementmagique.

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