L’homme bicentenaire

« En ce début de XXIe siècle, la robotique a fait d’importants progrès. La famille Martin peut ainsi faire l’acquisition d’un robot domestique, le NDR-114, conçu pour effectuer toutes les tâches ménagères. Les enfants réagissent chacun différemment à la présence d’un nouveau venu, surnommé Andrew. Grace, l’aînée, le considère comme une boite de conserve et lui ordonne de sauter du premier étage. Après cet incident, Andrew fait preuve de créativité et développe des sentiments. M. Martin décide de le traiter désormais comme un être humain à part entière. »
(Source: Seriebox)

J’avais pas envie de le voir mais bon je vous ai demandé de voter et ce film a été choisi à la majorité face à “Dogma”. Je pense que c’est le seul film avec Robin Williams que je n’avais pas vu. J’ai été agréablement surprise même si vous allez voir je pinaille sur quelques points, mais c’est monnaie courante chez moi.

Déjà le générique/ouverture du film me fait beaucoup penser à “Edward aux mains d’argent” au niveau longueur, je pense même que c’est la patte des années 90 car bon nombre de film que je connais de cette époque ont cette façon de faire un générique qui n’introduit pas le film mais qui reste quand même dans le thème. J’ai même eu une pensée pour “Charlie et la Chocolaterie” qui a un générique très très semblable. Personnellement j’aime beaucoup, je trouve que c’est parfait pour présenter l’équipe du film sans mettre en background des infos importante et donc obliger le spectateur à faire un choix entre regarder les images ou regarder les noms de l’équipe (et perso j’aime savoir qui a bossé sur ce film, j’aime me dire “ah ouais il y a lui dans l’équipe, mais trop cool”).

Néanmoins, j’aurais aimé qu’après ce générique ultra génial, on ai un petit point narration ou au minimum une explication de la situation. Là on rentre directement dans le vif du sujet avec Mr Martin qui reçoit son robot ménager, aka Andrew. Je trouve que ça manque de fond, pourquoi il l’a acheté ? Pourquoi personne dans sa famille ne semble au courant ? 

La suite n’est pas faite pour aider puisque durant la première demie-heure du film, on enchaîne plein d’info sans jamais rien comprendre. On a la grande fille de la famille qui a un caractère de cochon, on se dit que ça va avoir son importance, mais en fait non. La mère de famille à l’air de se méfier de Andrew mais en fait ça n’est pas approfondi. Je ne comprends pas si ces détails ont une réelle importance que je n’ai pas compris ou si en fait c’est juste des faits anecdotique qui ont été mit sur notre chemin.

Les ellipses, trop nombreuse, ne permettent pas de mieux s’y retrouver. Je comprends bien leurs intérêt et pourquoi on a autant d’ellipse, je me doute bien que pour parler d’un “homme” qui a vécu 200 ans il faut donc sauter des passages qui ne sont peut être pas intéressant mais c’est là où je trouve qu’un narrateur aurait été une bonne chose. Je prend l’exemple tout simple et tout bête de “Forrest Gump” qui comporte également pas mal d’ellipse, on ne le suit pas du début à la fin sans sauter un passage, mais Forrest est là pour nous narrer un bout de l’histoire, pour nous permettre de nous repérer dans ce qu’on a sauté. Ici, il n’y a pas de narration, personne pour vous prendre la main et vous aider cerner l’histoire.

De ce fait, je peux dire que pour moi, la conclusion et le but de l’histoire ont mit du temps à émerger, j’ai pas de suite compris où ça voulait aller. C’est pour cela que le film m’a fait beaucoup penser à “Her”, qu’à l’heure actuelle, je ne suis pas sûre d’avoir compris. Ce sont des films complexe tous les deux mais, autant dans “Her” l’histoire était détaillée et tout était apparemment là pour qu’on comprenne, sauf la conclusion qui à mon sens n’a jamais été réellement évoquée. Dans “L’homme bicentenaire” je n’ai même pas cerné à quel moment on passait dans la partie conclusion du film, tout ce que je sais, c’est que j’ai atteint la moitié du film en me disant qu’on était encore dans l’exposition, et je ne sais pas si j’avais raison ou si je m’étais totalement trompée.

C’est une belle histoire qui nous ai raconté ici, j’ai été ravie de revoir Robin Williams et ici je dois vous avouer que je l’ai trouvé subjuguant. Il m’a ému comme dans “le cercle des poètes disparu”. Il est touchant même quand on ne voit pas son visage, juste le son de sa voix parvient à nous transporter dans son univers. Je n’ai pas lu la nouvelle d’Asimov, et je ne saurais dire si ce film est fidèle à l’oeuvre d’origine, pour moi, j’ai eu l’impression de regarder Pinocchio mais en plus poussé. Là où le petit pantin se borne à juste reconnaître son humanité qu’il ne possède pas réellement, Andrew veut qu’on reconnaisse son humanité, et va totalement changer ce qu’il est afin de correspondre aux attentes des humains quant à son humanité. C’est finalement comme si Pinocchio avait grandi et avait évolué.

La fin bouleversante, le tourbillon de sa longue vie, tout cela a suffit à me faire dire que je m’étais trompée sur ce film, que je l’avais jugée un peu trop rapidement. Il est génial et je vous conseil de le regarder. Alors oui, il est un peu vieux, mais il fait parti de ces pépites qui ont finalement bien vieillit, que l’on ai un trop plein de nostalgie à son égard ou qu’on vienne de le découvrir. Je ne regrette pas du tout de commencer mon calendrier de l’avent sur cette note et d’avoir pu changer mon a priori sur un film.

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