L’orphelinat

« Laura a passé son enfance dans un orphelinat entourée d’autres enfants qu’elle aimait comme ses frères et sœurs. Adulte, elle retourne sur les lieux avec son mari et son fils de sept ans, Simon, avec l’intention de restaurer la vieille maison. La demeure réveille l’imagination de Simon, qui commence à se livrer à d’étranges jeux avec « ses amis »… Troublée, Laura se laisse alors aspirer dans l’univers de Simon, convaincue qu’un mystère longtemps refoulé est tapi dans l’orphelinat… »
(Source : Allociné)

Bon ce film d’horreur là, quand j’en ai parlé autour de moi on a su me dire “bonne chance” et “tu vas flipper” et je peux vous dire que j’ai une belle brochette de devin dans mon entourage parce que j’ai eu peur ma race comme pas possible. J’irais pas jusqu’à dire que ça m’a hanté la nuit, mais j’étais bien contente que le film se termine.

Le générique du film est, je trouve, une énigme, je ne comprends pas pourquoi il a un ton aussi léger et une esthétique presque “générique de séries qui fait un peu peur pour enfants”. Alors oui c’était esthétique, mais je m’attendais à ce que le générique apporte plutôt une dimension horrifique et fasse monter la tension progressivement car le début du film n’installait pas particulièrement une ambiance plus ou moins flippante. Il faut attendre la scène qui suit directement le générique pour sentir la tension monter et se dire que “ouais, on regarde bien un film d’horreur et que possiblement on va se pisser dessus dans pas très longtemps”.

On peut voir qu’au début les personnages principaux, à savoir Laura et son fils Simòn, apparaisse dans une scène brusque et sous un drap ou une couverture, et que Simòn dans cette même scène refuse catégoriquement que Laura le recouvre après. Pour moi, et je peux vous dire que j’ai trouvé ça à la toute fin, c’est comme dans un autre film que j’ai vu récemment (et que je peux pas citer ah ah), c’est un indice anticipatif sur le dénouement ou une partie du film. Le fait que Simòn ne veuille pas être rebordé dans son lit et que Laura insiste, pour moi c’est pour nous montrer avant que ça se passe, que Laura refuse la mort de son fils. Dans cette scène Laura représente le monde entier qui insiste pour couvrir l’enfant d’un linceul, et Simòn représente Laura qui lutte contre tout cela et insiste pour croire que son enfant est toujours en vie quelque part.

L’ambiance des lieux est à l’image du film, tantôt on dirait une petite maison paisible et calme, tout ce qu’il y a de plus normal et où il fait bon vivre et tantôt on a l’impression d’avoir traversé un miroir où chaque endroit de la maison devient glauque et angoissant et où on ne sait pas sur quoi on va tomber derrière une porte ou au coin d’une pièce. A cela s’ajoute la terreur que nous transmet Laura tout au long du film. Je trouve ça même impressionnant que sa peur et ses angoisses imprègnent autant.le film. Je veux dire, oui le film baigne dans l’angoisse, l’horreur et la peur, mais les sentiments de Laura, ce qu’elle croit, ce qu’elle sait, ce qu’elle sent, vient totalement relever le côté horrifique du film, on a plus seulement une ambiance d’horreur, on a un sentiment d’insécurité qui grandit progressivement en nous. On ne se met pas à la place de Laura non, mais on est comme des témoins, des personnes dernière chaque pas de la jeune femme.

Le film est également bourré de référence au conte de James Matthew Barrie, “Peter Pan”. Le petit Simòn joue avec des amis imaginaires, imaginaires comme le pays d’ailleurs mais c’est un peu facile comme parallèle, et surtout il explique à sa maman que ses amis ne peuvent pas grandir et il le dit lui même “tu sais comme les enfants dans Peter Pan”. Au fil de la conversation, il explique même à Laura qu’elle, elle est trop grande pour retourner dans le monde de ses amis et jouer avec eux, elle a vieillit. C’est exactement la même raison pour laquelle Wendy ne peut pas retourner au pays imaginaire. Et plus tard on apprend également que, les “fantômes” se trouve dans un monde différent du nôtre, un monde que nous ne connaissons pas.

Malheureusement, ce film avec une construction léchée et presque géniale souffre de nombreux couac qui m’ont fait l’apprécier un peu moins. Je pense notamment au fait que le film se mette à utiliser du gore à la mort d’un personnage alors que depuis le début du film il n’avait absolument pas prit cette direction. A ce jour je ne sais toujours pas pourquoi le film est d’un coup partit dans du sang dégueulasse et des blessures effrayante montré à l’écran. Comme je l’avais dit pour je ne sais plus quel film, mais les codes de l’horreur sont là, c’est difficile d’en inventer des nouveaux mais on peut également faire en sorte d’en utiliser le moins possible ou alors de les tourner différemment, mais là les codes horrifiques sont repris tel quel. Ça va du “fantôme” que l’on voit bizarrement à un bout du couloir, comme ça bizarrement, aux portes qui claque en boucle pratiquement sur toute la dernière moitié du film, des actes en arrière plan et qu’on peut louper facilement si on ne fait pas attention et des ombres qui passe brièvement en premier plan ou derrière le héros quand on s’y attend le moins. On a également la médium, jouée par la talentueuse fille de Charlie Chaplin, qui va en apprendre beaucoup mais uniquement donner des conseils en mode cryptique.

Le film souffre de quelques longueur, l’histoire se développe pas ou peu, n’avance pas et stagne, des dialogues sont parfois inutile et sont là uniquement pour rajouter du temps de visionnage à mon sens. Il y a pas mal de faiblesse scénaristique qui impute donc le film de scène qu’on aurait pu facilement faire sauter au montage final. Je pense notamment au “cache-trésor” des fantômes, je suis ok sur le fait de le montrer dans la totalité une première fois, au moins pour qu’on comprenne de quoi il s’agit, mais la seconde fois, tout aurait pu être raccourcis et accéléré pour au moins donner un rythme plus soutenu au film et donc apporter comme un climat de stress.

C’est un film à la fois très beau mais qui malheureusement n’est pas assez poussé et travaillé à mon goût. Néanmoins j’ai apprécié la fin que j’ai trouvé plus que émouvante, j’ai pleuré mais pas d’horreur. Je ne suis pas déçue d’avoir découvert ce film, et je trouve même qu’il tient quand même plus du drame que de l’horreur, certe il y a des accents horrifique, mais c’est avant tout un film sur la perte d’un enfant et ça c’est touchant. Je vous invite à la regarder si vous avez le temps, je dirais même que pour une soirée d’halloween ça aurait pu être parfait.

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