Quand Hollywood nous raconte une histoire du soir

Oh lala ça faisait longtemps que je n’avais pas parlé d’un film en particulier, désolé si l’article semble brouillon, peut être que j’ai perdu toute mon adresse à me concentrer sur un théme plus que sur un film précis.

Cendrillon, Blanche-neige ou encore le chaperon rouge, ce sont des histoires que nous avons pu découvrir en étant enfants et qu’on a pu redécouvrir des années plus tard dans des films plus matures (attention je parle pas de film pour adulte, calmez vous).

Il y a quelques années de ça j’ai regardé “blanche-neige et le chasseur” en pensant trouver un film incroyablement proche du conte (À savoir, je n’ai vu les dessins animé Disney qu’à mon adolescence), et à l’époque je me suis interrogée sur les adaptations de nos histoires du soir. J’en avais fais un article complet sur un site qui malheureusement n’existe plus. Et là vous allez dire “Heu Reina tu nous recycle tes articles là ?” Et bien non, du tout, en fait j’y pensais plus à ce sujet et récemment j’ai appris que Disney allait sortir un live action movie “Aladdin” (je parle pas du déchet avec Kev Adams hein) et là je me suis rappelée de ce sujet et j’aimerais revenir dessus d’autant plus que là on a eu pléthore d’adaptations de conte/ dessin animé Disney par Disney himself.

La grande aventure des adaptations de conte au cinéma grâce à Hollywood commence selon moi en 1998 quand Andy Tennant a décidé de donner un coup de neuf à l’histoire de Cendrillon. Alors oui je sais bien que beaucoup de conte ont été porté au cinéma avant, mais je peux pas juger car je ne les ai pas vu. Bref “À tout jamais: une histoire de cendrillon” est une adaptation libre du conte de Charles Perrault. Drew Barrymore qui restera à jamais pour moi le vrai visage de Cendrillon, est une jeune fille bien plus téméraire et forte que ce qu’on a pu voir dans le dessin animé par exemple. Son histoire est encore plus belle et son caractère est bien plus intéressant, très forte et elle a le courage de ses opinions. Alors oui elle tombe amoureuse du prince, oui elle veut se marier avec lui, oui ça reste niais mais à côté de ça, je trouve que la construction du personnage de Cendrillon est plus proche de la construction des princesses Disney actuelle.

C’est clairement l’histoire qui a été la plus adaptées au cinéma, je pense notamment à la saga des “Comme Cendrillon” de la Warner, il y a aussi “Les 12 coups de Minuit” de Sean Garrity, ou encore “Ella: Cendrillon des temps moderne” de John et Sean Dunson, sans oublier “Cendrillon” de Kenneth Branagh aka l’adaptation en film du dessin animé. Souvent l’histoire la plus appréciée, Cendrillon est clairement un reflet des rêves et aspirations des gens, partir de rien pour arriver à la richesse et le bonheur. Adapter ce film de plusieurs façon, plusieurs fois, c’est avant tout donner aux gens la petite part de rêves qui leurs faut, n’importe quelle société de production sait que les films au schéma “Cendrillon” marche et que les gens seront très facilement attiré.

Les contes de fées fonctionne et font rêver des milliers d’enfants à travers le monde. Adapter ces contes au cinéma est une façon idéale de permettre aux personnes de rêver encore un peu. Seulement parfois on peut dire qu’on passe du rêve à la déception. Je pense notamment à “blanche neige et le chasseur” sortie en 2012 et réalisé par Rupert Sanders, ce film n’a de “Blanche-neige” que le nom. Les éléments présent dans ce film et dans le conte sont si limité. L’héroïne perd de sa fraîcheur et de son innocence. Tout le long du conte, Blanche est une jeune fille très douce, elle ne veut, ni ne fait de mal à personne mais dans ce film on se retrouve avec Terminator en jupette et le tout avec la tête de dépressive de Kirsten Stewart. ne vous méprenez pas, ce n’est pas que j’aime pas Kristen Stewart…en fait si, mais elle a des rôles où elle a excellée, mais là ça va pas, quelques choses ne colle pas, l’histoire aussi bonne soit-elle et le scénario aussi intéressant soit-il, elle ne fait pas une bonne Blanche-neige selon moi mais là c’est clairement de l’ordre des goûts personnel. Mais ce n’est pas la seule fois où le cinéma a prit soin de broyer un conte d’enfant pour faire quelques choses de vendeur et incroyablement loin de l’oeuvre d’origine. Connaissez vous “Le chaperon rouge” de Catherine Hardwicke sortie en 2011 ? Si vous ne le connaissez pas, je vous direz qu’il vaut le coup d’être vu, si vous le connaissez je vous direz…mis à part le chaperon rouge, où est la ressemblance avec le conte de Perrault ? C’est là tout le problème de ce film n’est en rien le vrai conte. Je ne sais pas si Catherine Hardwickes a été traumatisée par Twilight ou si c’est juste une passion chez elle mais…Dafuq les loups garous dans ce film ? Je pense qu’autant je peux me faire au changement de personnalités de Blanche-Neige autant tout ce film est pour moi un sombre mystère, le chaperon rouge est à la base une enfant imprudente, elle ne pense pas mal faire mais elle est curieuse et ne se rend pas compte du danger. Et là dans le film de 2011 on a juste une jeune fille et des loups garous et plein de cliché absurde.

Ne vous inquiétez pas, je ne compte pas juste faire l’inventaire de tous les contes qui ont été porté sur grand écran, mais grâce à ces exemples, je peux justifier ma question, “est-ce qu’à force d’adapter les contes en film on ne perd pas l’âme du conte ?” (vous pouvez y répondre en commentaire ça me dérange pas).

J’aurais tendances à dire que oui et non. On a des films comme “Blanche-neige et le chasseur” ou “Le chaperon rouge” qui ne se servent que du conte de base qu’en guise de trame de fond ou de fil rouge pour ne pas baser sur le scénario sur rien. Et on a des films comme “into the wood” de Rob Marshall sortie en 2014 qui est un mashup de plusieurs contes et qui permet même de retrouver l’essence et les bases de ces contes. On peut par exemple citer les trois bals de Cendrillon, on a la vraie raison de l’emprisonnement de Raiponce et son prince connaît le même sort que dans le conte.

Ce n’est pas à force d’adapter des contes en films qu’on en perd l’âme c’est plutôt à force de tronquer l’histoire et les bases pour coller à ce que les gens veulent en voir. Faire une version moderne de Cendrillon pourquoi pas. Faire une version où Cendrillon est un homme, je trouve ça plutôt pas mal, et plutôt progressiste. Mais admettons demain je veux faire un film reprenant l’histoire de Cendrillon, et que pour cela, je fais un personnage fort de caractère, avide d’argent et qui ne va au bal du prince que pour lui mettre le grappin dessus et lui voler son titre et son argent. Est-ce que ce serait encore Cendrillon ?  Non, et là on peut parler de la perte d’âme du conte. Mais si demain on a encore un énième “comme cendrillon” ou si Disney décide de refaire encore le film, ou même une personne lambda refait une version moderne de Cendrillon, en gardant certains codes, on ne peut pas dire que le conte est malmenée, cela ne vient pas du nombre d’adaptation mais plutôt de la qualité de l’adaptation.

Mais on peut aussi se demander “si l’industrie du cinéma faisait toujours les mêmes contes, de la même façon, en suivant la même trame que les récits anciens, est-ce que ça vaut le coup ?”

J’aurais tendance à dire Non. Il n’y a pas qu’une façon de faire un fondant au chocolat ou une ratatouille, il n’y a pas qu’une chanson type dans chaque style musical, pourquoi quand on parle de conte il n’y aurait qu’un scénario qui dépend du conte originel ?  Mais pour autant je pense aussi qu”à trop s’éloigner on fait des choses qui sont trop opposée au conte. Je ne parle pas de mauvais film, “le chaperon rouge” est bon, je l’ai beaucoup aimé, il faut se détacher du support de base pour apprécier ce film, et quand j’ai regardé “Cendrillon” de Kenneth Branagh j’étais ravie de voir l’essence du dessin animé Disney (qui de fait est éloigné du conte même).

C’est à ce moment qu’il faut plutôt se demander « si le cinéma adaptait toujours la même façon de faire et le même scénario, est-ce que faire plusieurs films sur un conte serait utile ? » Et bien non, ce serait aussi inutile que absurde. C’est comme si les chanteurs chantaient tous la même chose constamment. Oh wait…oublions cet exemple. Il n’y a pas une seule manière de faire une recette ni une seule manière d’interpréter les nuages, il n’y a donc pas une seule manière d’adapter un conte. Chacun à un point de vue et c’est ce qui fait la diversité de notre monde et c’est comme ça qu’on l’aime. Certains vont préférer les contes version « once upon a time », d’autre resteront fidèle aux dessins animé de Disney, et d’autres, comme moi, demanderont juste à ce genre de film de respecter un peu l’histoire et de ne pas lui cracher à la face.

Ça vaut le coup que chaque scénariste adapte les histoires comme ils l’entendent, Disney a réussi à faire rêver de nombreuses personnes grâce à ses dessins animé et pourtant on ne peut pas dire qu’il ai suivi à la lettre les histoires d’origine. Personnellement les versions Disney des contes reste à ce jour des histoires que j’ai beaucoup aimé, la patte Disney n’est pas horrible et pourtant c’est une adaptation libre des contes.

Vous remarquerez que je ne parles pas des versions “Kev Adams” d’aladin et cendrillon, vous allez me dire “pourquoi ?”. Parce que selon moi donner du crédit à des bouses pareil et reconnaître leurs existance ça revient à gâcher ma vie. Je n’ai jamais compris les projets derrière ces films, je n’ai jamais compris les but, et honnêtement je n’ai pas envie de chercher plus.

Mais un film que j’ai très envie de voir c’est “Aladin” de Guy Ritchie, j’en parlerais sûrement dans un petit article d’anticipation qui sortira demain. Et oui je vais enchainer deux articles parce que je suis en forme (alors que j’ai eu du mal à boucler celui-là). Disney a su faire revivre la magie de ses dessins animé dans ses live action movie, j’ai adoré “la belle et la bête” en 2017, j’ai tellement envie de voir “Le retour de Mary Poppins” et “Dumbo” sortie en 2018 et 2019. Et pourtant quand on regarde bien, ils n’ont rien à voir avec les inspirations de base.

Quand un film arrive enfin à adapter la magie d’un conte, on peut s’estimer heureux d’être tombé sur une perle rare. C’est le cas du dernier « Cendrillon », du « chaperon rouge », de « Alice aux pays des merveilles » mais également de « into the wood ».  Bref moi je vous laisse, je vais camper sur le net jusqu’à voir l’adaptation de Mulan en live action movie et après je vous en parle…si je ne suis pas en dépression

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