Shakespeare in love

« En l’été 1593, le jeune poète et dramaturge au talent prometteur William Shakespeare, criblé de dette et harcelé par son commanditaire Henslowe, promet de lui livrer bientôt une nouvelle pièce, « Romeo et Ethel, la fille du pirate », dont il ne possède en fait que le titre. Lady Viola, qui vénère les sonnets de Shakespeare, rêve de devenir actrice, ce qui est rigoureusement interdit aux femmes. Qu’a cela ne tienne, elle se déguise en garçon et décroche le rôle de Roméo. William découvre vite l’identité de son jeune premier et en tombe follement amoureux. »
(Source: Seriebox)

Alors déjà le plus gros problème de ce film c’est encore que je le confonds avec un autre film. Oui pour moi et mon esprit un peu lent, “Shakespeare in love” était en réalité “Lettre à Juliette”, je ne sais pas pourquoi et je n’arrive pas à me l’expliquer mais en tout cas, je m’attendais à voir un film avec Amanda Seyfried et c’était pas le cas. Par conséquent, non je ne vais pas parler de “Lettre à Juliette” dans un article sur “Shakespeare in love”, je vais ajouter “Lettre à Juliette” au planning de reprise du rythme normal du blog, il faut réparer cette erreur dans mon cerveau sinon ça va me hanter toute ma vie.

Maintenant que j’ai vidé mon sac on va pouvoir parler réellement de ce film, même si personnellement ça m’enchante pas parce que cette année j’ai vraiment l’impression de râler tous les jours et de pas arriver à trouver chaussure à mon pied. Là c’est encore le cas, le film rentre dans la section “ces films vous torture”. Dès le départ on le sens bien que ça va être dur et que la densité de l’histoire et la réalisation ne vont pas nous permettre de trouver notre bonheur, et ça loupe pas. Dès le début on sent toute la lourdeur du scénario, l’introduction n’en est pas vraiment une, on nous expose pas vraiment l’histoire, c’est assez flou. Encore aujourd’hui je ne comprend pas comment on arrive à la fin du film, ça reste une histoire obscure pour moi et je ne me l’explique pas. Je pense que le fait que les dialogues soit en “vieux” langage ça n’aide pas à mieux s’y retrouver et mieux apprécier l’histoire, il faut d’abord déchiffrer ce qu’on nous dit, puis l’assimiler et PAF on est déjà au dialogue suivant alors qu’on a à peine comprit ce qui se passait avant. Je sais bien qu’à l’époque il parlait pas à base de “wsh cmt cv ?” mais on est pas non plus obligé de faire un master en langue pour comprendre un film normalement. Bon ok j’exagère un peu, le niveau de dialogue n’est pas aussi élevé, mais la construction est si massive et lourde que malheureusement on perd tout l’intérêt des paroles. L’esthétique est privilégié malheureusement et c’est un peu ça pour tout le film, et c’est même un reproche que j’aurais pu faire à “Anna Karénine”, également de Joe Wright. Je sais bien qu’il y a un écart d’époque entre l’histoire du film et nous, mais rien n’empêche d’alléger les dialogues avec des facilités ou en prenant le parti de couper dans les expressions “ancienne” pour implémenter des expressions et des façons de parler un peu plus courante.

Mais si seulement les dialogues pêchaient, on pourrait encore se contenter des images ,seulement ce n’est pas possible parce que rien nous pop aux yeux. La première scène de bal ? Fade, monochrome, sans effet particulier, même les danses sont tellement répétées qu’elles perdent leur naturel. Les pièces de théâtre ? Encore une fois fade, aucun enjeux de couleur ou de réalisation. Là où on attend de la fantaisie et de la démarcation, on a finalement la même bouillie que tout le reste du film. Mais là, et comme vous le savez parce qu’on en a parlé hier, on voit la différence entre le Joe Wright qui a fait “Anna Karénine” et le Joe Wright qui a fait “Shakespear in love” 7 ans plus tôt. Quand je compare les deux films, on dirait presque pour “Shakespear in love” il a été obligé de le faire, avec un couteau sous la gorge ou une carotte au bout d’un fil pour le faire avancer. C’est exactement ce qu’on pourrait dire à propos de “Alice au pays des merveilles” de Tim Burton. Même si j’adore ce film, quand on le regarde on ne voit pas le génie du réalisateur poper et nous sauter au visage, le film a été fait sous la contrainte ou du moins sous un chantage pas très beau. Et bien là on dirait que c’est pareil pour Joe Wright qui signe ici un film qu’il n’avait peut être pas envie de faire, ça j’en sais rien c’est juste une supposition. Néanmoins la réalisation en demi ton et le gros manque d’élément de détail pour relever certains partie, ça pêche beaucoup et ça rend le film tellement indigeste. C’est le même reproche qu’au dialogue en fait, on nous surcharge de la même choses, des mêmes codes et au final rien ne se détache et c’est comme regarder la même scène pendant 2h.

Je vais m’arrêter là, j’ai pas envie de taper sur tout le film avec une cravache, on dirait que ça m’amuse mais en fait non. Il faut savoir que tous les films du calendrier de l’avent font parti de ma wishlist en réalité, et que même ceux qui m’emballait pas plus que ça ou que j’avais pas envie de voir et bien je les aurait vu avec ou sans le calendrier. C’est des films que j’ai envie d’apprécier mais malheureusement cette année c’est compliqué je trouve. Celui-ci n’échappe pas à la règle, j’aurais adoré trouver plein de bon côté à un film de fiction sur Shakespeare et la création de “Roméo et Juliette” mais malheureusement c’est pas le cas et au final je suis tellement déçue. Le casting n’était vraiment pas mauvais en plus, je dirais même qu’il était super, mais ils ne pouvaient pas porter le film a eux seul, ce n’était pas possible. La mode est au remake, on peut, peut-être, espérer qu’un jour Joe Wright ou quelqu’un d’autre se penche sur “Shakespeare in love” pour l’améliorer et je crois que si ça arrive, je serais la première au ciné pour le voir.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *