Stand by me

« Un événement peu ordinaire va marquer la vie du jeune Gordie Lachance. Au cours de l’été 1959, un adolescent a disparu mystérieusement dans l’Oregon. Gordie et ses inséparables copains, Chris, Teddy et Vern savent qu’il est mort pour avoir approche de trop prés la voie ferrée, un train l’a heurtée. Son corps gît au fond des bois. C’est le frère de Vern qui l’a découvert. Les enfants décident de s’attribuer le scoop et partent pour la grande forêt de Castle Rock. Cette aventure va rester pour Gordie et ses trois amis la plus étrange et la plus exaltante de leur vie. »
(Source: Seriebox)

J’avais encore une fois pas particulièrement envie de voir ce film. Enfin c’est un tout petit peu plus complexe que ça parce qu’à la fois j’avais hâte de découvrir toute l’histoire de ce film et en même temps le résumé ne m’emballait pas et donnait juste envie de le regarder en avance rapide. Mais, que je vous le dise tout de suite, je l’ai vu en entier, sans sauter des bouts, du début à la fin, à une vitesse normale. Et sans grande surprise, je l’ai beaucoup aimé. Je savais avant de voir ce film que c’était adapté d’une nouvelle de Stephen “j’aime te faire flipper” King (oui oui son nom à l’état civil c’est ça, j’ai vérifié).

Alors dès le départ je pense qu’on se dit tous “chouette chouette pas de l’horreur” puis on commence le film, on avance dans l’histoire et on se dit “ah ouais du gore alors ?” parce que moi quand on me dit que des enfants partent à la recherche d’un autre enfant disparu mystérieusement proche d’un chemin de fer, ça m’inspire rien de bon. Et pourtant, faut reconnaître que dans ce film il n’y a rien de gore, de tordu, ou de bizarre (bon mis à part qu’une bande de gosses se casse comme ça pendant deux jours et que tout le monde s’en tape). Je suis assez surprise finalement parce que je ne me rappelle pas avoir lu ou vu une adaptation d’un bouquin de Stephen King où il ne se passe rien d’effrayant, ou de super gore ou de surnaturel. C’est un film qui m’a juste beaucoup beaucoup fait penser aux “goonies” de Steven Spielberg (et pas seulement parce qu’il y a Corey “Tu vas m’appeler Bagou toute ta vie” Speldman). Si on met de côté le but du voyage qui est quand même creepy, moi je vois juste une petite bande de copain qui décide de faire une petite balade ensemble et qui du coup vont se découvrir un peu plus. Et j’adore ce type de film, où tu commence en te disant “ok ils vont rien découvrir entre eux, ils sont déjà super pote” et au final tu te trompe mais tu te rend également compte que c’est parfois ce genre de révélation qui viennent renforcer toute l’amitié dans un groupe.

Le film date de 1986, peut être que pour certains ça va, mais pour d’autre comme moi je trouve que ça date et que surtout on voit clairement la différence des films qui date de 80 et ceux de 90, puis ceux de 80 avec ceux de 2000…bref vous me suivez. Sans parler de “baaaaaark c’est moche bouuuh brulez toute les bande de ce film” ou même de “hum c’est totalement là où on voit le génie de Rob Reiner, le grain de l’image, la lumière la colorimétrie, non vraiment, seul les films des années 80 ont cet esthétique particulière” (je vous jure que ces extrêmes existe vraiment et pas seulement dans ma tête). Pour l’époque oui il est clairement sublime. Pas un seul moment on doute que le voyage que font les gamins va être super, et que même si le but n’est pas joyeux, ils vont quand même bien s’amuser. Comment on le sait ? La seule part d’ombre qu’on voit dans ce film se situe dans une scène de nuit, et encore, parce que la lune brille fort et le feu de camp est digne d’un feu de joie vu la lumière qu’il apporte. Comme je le disais avant, c’est pas une film glauque, enfin si un peu mais visuellement et dans la réalisation, c’est comme regarder “little miss sunshine” ou encore comme je l’ai cité avant “les goonies”. C’est une bande de copain qui part en road trip, et le film nous rend bien cette ambiance en faisant attention qu’à aucun moment on ai des passages sordide ou que la lumière et la couleur nous le laisse présager. Bon je suis un peu mauvaise langue parce qu’en vrai plus on arrive sur le dénouement, et plus les couleurs changent pour nous préparer à ce qui va se passer mais quand même, on est pas sur des nuances blanc/noire très simple mais qui permettent de tout comprendre.

Apparemment l’adaptation de la nouvelle en film est pas si mal, on n’est pas trop éloigné de ce que Stephen King avait écrit et prévu. Le final est apparemment un tout petit peu différent mais je dirais que c’est plus anecdotique qu’autres choses. Il y a des temps long par contre, des passages que j’aurais bien voulu sauter mais au final c’est un peu comme trouver un aliment qu’on aime pas dans son assiette mais noyé autour d’aliment qu’on aime bien, bien mélanger avec le reste ça passe. Les personnalités des gamins sont très cliché et découpée (encore une fois comme dans “les goonies”) c’est à dire que le petit intello sera un petit intello, il sera pas le mec mignon, le délinquant, la brute ou le petit gros. J’ai l’impression que c’est assez spécifique dans ce genre de film, du peu que j’ai vu du nouveau film “Ça”, on a également le même principe, les gamins ont leurs rôles et ils ne dépassent pas d’un iota. C’est à la fois dommage et en même temps j’ai l’impression qu’on a tellement vu ce genre de composition de rôle que maintenant ça ne nous dérange plus tant que ça finalement.

Je ne sais pas trop trop quoi dire sur ce film, et si vous être franc, je vais même vous dire que j’ai perdu mes notes sur ce film, impossible de remettre la main dessus donc j’écris de tête. Je l’ai beaucoup aimé, il m’a émue et la conclusion était à la fois attendue et surprenante. C’est une chouette histoire mais qui cache quand même une trame très triste puisque quand on se renseigne sur l’origine de la nouvelle “the body” de Stephen King, on apprend que ce dernier a écrit cette nouvelle en s’inspirant de son passé. Rien de bien réjouissant. Je suis contente d’avoir découvert ce film qui me faisait pas envie et j’espère que si vous êtes comme moi, vous prendrez également beaucoup de plaisir à le voir.

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