Un sac de billes

« Deux frères juifs fuient à travers la France durant l’occupation Allemande de la Seconde Guerre mondiale. »
(Source : Allociné)

Top 3 du calendrier si on peut dire, même si je n’ai pas du tout hiérarchisé mon calendrier. Bon on va pas se mentir j’écris mes articles à l’avance pour la fin, parce que mon emploi du temps risque d’être un tout petit peu chargé. Donc à l’heure où j’écris ces lignes (soit 8h48 oui c’est tôt), ça me fait tout bizarre de me dire que le calendrier touche à sa fin. Même si c’est un projet intense et anxiogène, j’aimerais qu’il ne s’arrête pas (on appelle ça du masochisme mesdames messieur). Pour cet antépénultième film on va parler d’une histoire vraie et surtout d’une histoire très touchante, adapté d’un livre autobiographique de Joseph Joffo, et qui se passe durant la seconde guerre mondiale.

Bon je crois que là encore c’est un film choisi par les gens sur insta. Personnellement pour un calendrier de l’avent je ne me serais pas tournée vers un film comme ça mais soit. Dès dès le départ on est plongé dans le sujet. Joseph et Maurice rentre de l’école, ils vont charrier des allemand qui cherchaient un coiffeur en les orientant vers le salon de leur père qui est juif.. C’est comme si le film se passait d’une scène d’exposition finalement, comme si le sujet avait été tellement vu, tellement de fois adapté, et tellement de fois raconté qu’au final on ai plus besoin de le présenter. Le film par du principe qu’on maitrise ce sujet et il a raison. Qui ne saurait pas parler de la seconde guerre mondial, de l’antisémitisme, la déportation et tout ce qui s’en suit alors je comprends le parti pris du film de ne pas encore une fois exposer et encore une fois planter le décors.

Les ellipses sont nombreuses et je pense que c’était essentiel dans un film comme celui-ci, si on ne saute pas des passages ça donne une histoire tellement dense, tellement épaisse que ça aurait pu être compliqué de s’y retrouver. Je n’ai pas lu le livre je ne vous le cache pas, donc je ne sais pas si le déroulé des évènements se passe comme ils se sont réellement passé pour Joseph Joffo. En tout cas, ce que je sais c’est que les évènements tel qu’ils sont raconté permettent tout simplement de bien mettre en valeur la famille, de nous montrer plein de moment ensemble, ou juste de les évoquer quand ils sont séparé. Cela permet de se rendre compte que devant nous on a une famille émouvante, touchante, des parents qui ferait n’importe quoi pour sauver leur enfants. C’est aussi ce que j’ai apprécié, c’est que le cercle de personnes prêtes à aider les enfants n’est pas immense, au contraire, on ne voit que quelques personnes prêtes à leurs donner un coup de main. Et je pense que ce qui m’a le plus émue c’est quand le prêtre les aides dans le train. C’est une preuve que peu importe la religion il faut s’entraider.

Il n’y a pas de période de grande tension, le film n’a pas besoin de ça pour nous forcer à rester sur le qui-vive. On sait très bien ce qu’il se passait pour les juifs qui se faisaient attraper en train de fuire. On sait très bien qu’ils avaient malheureusement très très peu de chance de s’en tirer. Alors à n’importe quel moment on ressent la tension, on est un peu comme ces deux gamins qui doivent se déplacer à travers la France, seul. Chaque petite épreuve soulève une montagne entière d’angoisse et de peur. On vit l’aventure avec Joseph et Maurice, on est avec eux comme si nous aussi on prenait la fuite. On a vraiment vécu toute l’aventure avec eux. C’est pas un film totalement immersif, attention pas du tout, mais c’est un film qui est totalement bien construit pour qu’on soit à la place de deux enfants qui n’en savent pas trop grand chose. On ne nous parle jamais de grosse atrocité, je crois que la scène la plus choc passe vite et on en vient à autre chose après. C’est vraiment la vision d’un enfant sur tout ça.

Je ne saurais pas trop quoi dire sur ce film, c’est comme “la rafle” finalement où il n’y a trop rien à dire, ce sont des vrais faits, on ne refait pas l’histoire, on ne l’arrange pas. Comme le dit souvent Lemony Snicket dans “les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire”, “Si on arrête l’histoire ici on peut imaginer ce qu’on veut. Que l’histoire se termine bien, qu’un héros vient sauver le monde, mais cela ne changera rien à l’histoire qui se passe actuellement”. Oui c’est un drame mais tous les films qui parle de cette époques sont des drames parce que malheureusement ça ne se passait jamais bien. Le film ici, et sûrement le livre, a au moins l’avantage du ton léger du récit d’enfant, cela ne nous épargne pas les horreurs de la guerre et les atrocités de la déportation, mais pendant un moment on ne voit ça que par le regard d’un enfant qui se demande pourquoi on le déteste parce qu’il est juif.

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