Coraline

« Coraline Jones est une fillette intrépide et douée d’une curiosité sans limites. Ses parents, qui ont tout juste emménagé avec elle dans une étrange maison, n’ont guère de temps à lui consacrer. Pour tromper son ennui, Coraline décide donc de jouer les exploratrices. Ouvrant une porte condamnée, elle pénètre dans un appartement identique au sien… mais où tout est différent. Dans cet Autre Monde, chaque chose lui paraît plus belle, plus colorée et plus attrayante. Son Autre Mère est pleinement disponible, son Autre Père prend la peine de lui mitonner des plats exquis, et même le Chat, si hautain dans la Vraie vie, daigne s’entretenir avec elle. Coraline est bien tentée d’élire domicile dans ce Monde merveilleux, qui répond à toutes ses attentes. Mais le rêve va très vite tourner au cauchemar. Prisonnière de l’Autre Mère, Coraline va devoir déployer des trésors de bravoure, d’imagination et de ténacité pour rentrer chez elle et sauver sa Vraie famille… »
(Source: Allocine)

Premier film d’animation de ce mois spécial “Animation” (je me répète c’est génial), “Coraline” allie le glauque à l’ambiance très enfantine. On peut en déduire que c’est un film parfait pour ce mois d’halloween (en vrai je fais genre c’est pas exprès mais tous les films que j’ai choisi ont une ambiance glauque). Réalisé en stop motion, pâte-animation, “Coraline” a su charmer de part son esthétique “Tim-Burtonesque” et son ambiance semi-horrifique, semi-enfantine.

“Coraline” traite de sujet comme la solitude de l’enfance, l’imaginaire, la difficulté de trouver sa place. On y suit une enfant à la fois timide et aventurière, qui n’hésite pas à explorer divers endroit malgré les mises en garde des adultes. Elle me fait penser à la petite fille du film “Le Labyrinthe de Pan”, elle découvre un monde et pense trouver sa place dans un univers qui pourrait sortir tout droit de son imaginaire et de son désir de trouver sa place, de se sentir accepté et d’avoir une vraie famille. Quand elle rentre dans le monde à l’envers c’est accueillant, joli, fleuri, coloré, c’est tentant, agréable, son autre mère cuisine pour elle, son père est enjoué…Tout est bien plus parfait et beau dans le monde à l’envers. Alors que dans le monde normal, tout est terne, triste, morose, monochrome, rien n’est tentant, rien ne donne envie de rester…C’est un peu comme dans “la belle et la bête” finalement, le plus beau des chemins, le plus beau des endroits n’est pas forcément l’endroit le plus sûr, le plus calme. Ici on a donc une nouvelle représentation de cette pensée. Personnellement je trouve que c’est bien amenée et surtout que même si on s’en doute, on se demande quand même quel sera le danger dans tant de merveille.

L’ouverture du film avec la fabrication de la poupée m’a fait penser à “Edward au mains d’argent” ce qui à mon sens renforce tout l’aspect “Tim Burtonesque”. Et c’est plaisant, il n’y a pas de mauvaise surprise, il n’y a pas de moment où on se demande le lien entre la poupée et le monde à l’envers. En vérité, au début du film on se demande plus si cette poupée est une bénédiction ou une malédiction, puis quand Coraline fini par aller dans le monde à l’envers, alors là on comprend tout de suite que cette poupée est en fait un outil de manipulation, qu’elle est là pour piéger les enfants pour la mère de l’autre monde. Mais ce n’est pas une évidence au début du film et je trouve ça plaisant car cela laisse une petite part de mystère sur le déroulement du film. Même si on peut clairement dire que l’intrigue n’est pas assez ambigüe et assez tortueuse, je trouve que l’histoire reste sympathique et colle bien à l’ambiance, ni trop glauque, ni trop bébé. Ce n’est clairement pas un film que je ferais regarder à des enfants par contre car l’aspect du film très horrifique soft reste à mon sens pas très adapté à des jeunes enfants qui pourraient juste finir traumatisé. Mais je pense que passé 10 ans c’est un film qu’on peut regarder en comprenant bien les tenant et aboutissant et sans flipper dès le départ.

Je suis fascinée par la stop motion, et je crois que c’est mon type d’animation préféré. Je trouve ça beau et intéressant, c’est surtout l’idée de ce dire pour une scène toute simple comme, je ne sais pas, “Coraline mange de la pizza” il y a eu peut être une centaine de poupée en pâte à modeler, des heures et des heures de travail, et que là où nous on voit une scène de même pas une minute, pour les équipes qui l’ont fait ça représente un travail énorme. On ne se doute pas réellement de la quantité de travail abattu derrière la stop motion, même si on imagine bien que ça doit être plus fastidieux que du dessin animé, on ne se rend pas compte qu’il a déjà fallu faire les “poupée” en pâte et que ça peut prendre du temps, et que parfois même une poupée ne servira qu’une fois pour une scène et plus après. Il y a aussi tout le côté décors et à côté. Je repense notamment au film “Fantastic Mr Fox” où une scène se passe devant une chute d’eau, une amie m’a expliqué à l’époque que la chute d’eau était faites en cellophane, parce que bien évidement, ils ne pouvaient pas réellement utiliser de l’eau, et que le cellophane avait se rendu de chute d’eau naturellement, qu’il fallait peu le travailler. Et bien dans “Coraline” il y a plein de décors que je soupçonne d’être fait à partir d’objets du quotidien, comme le feu de cheminée où l’autre mère va jeter l’artefact de Coraline, personnellement j’ai l’impression qu’il est fait en ruban. c’est avant tout cela que je trouve magnifique dans les films en pâte-animation.

Sans parler de dessin animé de l’horreur, je pense qu’on peut décemment dire que si on est un peu sensible, ce film peut faire frémir dans le slip. Imaginer un monde à l’envers qui n’a rien de merveilleux, où une autre famille veut que tu devienne son enfant pour te coudre des boutons à la place des yeux et voler ton âme, ça fait flipper. Et parfois dans le film on a réellement des Jumpscare, alors pas aussi fort que devant “conjuring” mais quand même quoi, pour un petit film jeunesse personnellement la première fois je ne m’y attendais pas. Bon clairement on a pas de gore, on a pas de sang, pas de tripe ça reste vraiment safe pour les gosses. Le côté pâte-animation apporte réellement un plus, je pense qu’on aurait pas eu le rendu aussi glauque et tim burton si ça avait été fait en dessin animé. Pour moi on est proche d’un “Noce funèbre” (qui arrive la semaine prochaine si vous avez lu le planning), les thématique ne sont pas les mêmes, ni le sujet, mais l’ambiance et le caractère du héros oui je trouve. En tout cas je ne peux que vous conseiller vivement de regarder “Coraline”, qui en plus d’être un film magnifique, a la chance d’avoir une BO fort sympathique en chorale et orchestre.

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