Jour 14: Le cinquième élément

Au XXIII siècle, dans un univers étrange et coloré, où tout espoir de survie est impossible sans la découverte du cinquième élément, un héros affronte le mal pour sauver l’humanité.

J’étais étonnée de voir que je n’avais pas encore parlé du « cinquième élément » alors que c’est clairement un film que j’ai vu 142 fois au bas mot. Ce n’étais pas celui qui était prévu mais j’ai dû faire des choix quand j’ai vu le retard que j’avais accumulé, le film qui était prévu à la base faisait plus de 3h, je ne pouvais pas le regarder sans prendre de retard sur d’autre truc donc je l’ai fait. Mais ce n’est que partie remise, je le reporterais soit au calendrier de l’année prochaine, soit dans le courant de l’année, et oui je ne vais pas vous dire de quel film je parle, j’aime faire des surprises.

« Le cinquième élément » est, je pense, le premier film de SF que j’ai vu dans ma vie, mon papa l’a toujours bien aimé et on l’a souvent regardé en famille. Alors bien évidemment, je pense qu’il y a des aspects du scénario que je n’ai compris que tardivement parce que ce n’est pas vraiment un film pour enfant.  Néanmoins, je pense qu’on est sur une histoire ultra simpliste, on n’a pas de grand propos ni de grande complexité, en plus, beaucoup d’humour a été intégré à l’histoire, je ne sais pas si c’est pour couvrir un plus grand public ou juste pour alléger le propos et en fait une petite comédie sympathique. Sans tomber dans la caricature et la parodie du genre, ces phases d’humour se moquent beaucoup des rebond dans d’autres films de SF je trouve. Alors en parler sans spoiler c’est compliqué (et je ne suis pas de l’avis du « si c’est sorti avant 2000 on peut spoiler, parce que si tu l’as pas vu c’est que tu le verras jamais »). Alors comme je l’ai dit, je ne sais pas si c’est pour se moquer gentiment ou si c’est juste pour rajouter une petite pointe d’humour pour détendre l’atmosphère mais personnellement c’est ce qui me marque le plus  Et en même temps, ce qui m’avait beaucoup marqué quand j’étais jeune, c’est que l’héroïne est une femme, bon on a Corben Dallas qui vole la couverture, mais Leeloo est clairement la figure centrale de l’histoire, c’est une femme forte et déterminée, à mes yeux de petite fille, c’était une héroïne badass à laquelle je pouvais m’identifier et c’était plaisant (imaginez ma déception quand j’ai vu les autres film d’action/sf sans femme badass).

Je pense que c’est aussi le film qui m’a ouvert la voie vers les dystopie. Si vous me suivez depuis longtemps, je pense que  vous savez à quel point les dystopies sont  mes films préférés, j’aime bien voir comment des gens imaginent le futur et l’évolution de la société. Bon, j’aime encore plus quand dans les dystopies, le peuple se soulève contre l’ordre établie (qui est souvent une dictature), bon clairement ça par contre ce n’est pas le cas dans « le cinquième élément » mais là je vous parle juste de mes préférences. Bon par contre, autant se le dire, « Le cinquième élément » n’est pas la meilleure dystopie qu’on puisse voir en réalité. Et je pense même qu’elle est uniquement présente par le biais de l’ambiance cyberpunk du film.  Néanmoins ça reste quelque chose qui me frappe dans ce film en fait, le fait que la société est projetée dans le futur, dans une futur merdique en fait où tout est contrôlé, fliqué… et, même si on ne le voit pas, la misère qui en découle sûrement en fait.

C’est vrai que le film ne montre pas ce qui se passe en bas de l’échelle, on ne nous montre que la classe moyenne et les plus forts qui sont en train de prendre du bon temps au concert de la diva et c’est tout basta.  Le héros ne se soulève même pas contre le gouvernement en cours, enfin si dans un sens mais dans la globalité il va surtout essayer de sauver le monde d’une menace et pas casser le gouvernement. D’ailleurs, aurait-il une raison de casser ce gouvernement ? Parce qu’on ne sait pas non plus ce qui se passe en dehors du fliquage de Corben Dallas en fait. Enfin je ne sais pas, je trouve que ça manque d’infos de ce côté, et je sais que ce n’est pas le propos du film. Mais à mon sens, quand on veut faire une dystopie, on y va à fond ou on ne le fait pas et là on manque de critères, d’informations, de détails. Mais ça reste un bon film, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit, on est sur un très bon film de sf, bourré d’humour et d’action pas trop too much et étrange. Alors ouais je reste quand même perplexe sur pas mal de truc, comme le fait qu’on ait encore des héros qui savent tout faire tout le temps mais bon…

C’est dans la réalisation et les décors que l’on remarque le plus l’influence du genre cyberpunk à mon sens, enfin du moins selon la représentation que je m’en fais car ce n’est pas un style que j’affectionne particulièrement. Tout est néons, brillant, moderne, on a des robots pour tout, on a des machines incroyables et tout ceci est mis en emphase par les plans qui vont toujours capturer tout cela au sens large pour encore plus nous plonger dedans. Bon faut reconnaitre par contre qu’avec le temps certains décors font carton ou juste très très mauvais effet spéciaux mais je pense que beaucoup de films des années 1990 ont ce genre de défaut je trouve mais après est-ce que dans quelques années, quand les générations future vont voir nos films que nous on trouve extraordinaire ça risque de faire le même effet et c’est avant tout pour ça que je ne jette pas la pierre au film en fait, faut apprendre à passer au-delà de tout ce côté ancien et daté (bon après ça dépend des films, certains font vraiment miteux). En tout cas, personnellement faut savoir que ça joue beaucoup sur ma nostalgie, quand j’étais enfant je pensais vraiment que le futur serait comme ça.

Ce film a remplacé un autre au pied levé, je l’ai revu en speed en vrai et il est probable que des choses m’ai échappé (même si je compte sur les nombreuses fois où je l’ai vu pour ne pas me tromper). On n’est pas vraiment dans un film doudou, même si concrètement je peux le regarder encore et encore sans me lasser. Milla Jovovich est époustouflante, même si à mon sens elle est hypersexualisée avec ses tenue courte, moulante…on est sur une héroïne forte et centrale. On ne voit pas le film passer tellement il se passe de choses intéressante (quand je vais faire le parallèle avec l’autre film de sf vous allez comprendre pourquoi je dis ça). Il y a des scènes qui m’ont marqué à vie, des petits passages comme des grands, je pense notamment à la bouffe instantanée au micro-onde, « l’appareil » à maquillage ou encore, et je pense la plus sublime de tout le film, le combat sur la chanson de la Diva Plavalaguna reste à mon sens la plus belle chose du film, je pourrais regarder ce passage en boucle sans jamais me lasser je pense.

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