Jour 16: Sing Street

« Dublin, années 80. La pop, le rock, le métal, la new wave passent en boucle sur les lecteurs K7, vibrent dans les écouteurs des walkmans et le rendez-vous hebdomadaire devant  « Top of the Pops » est incontournable. Conor, un lycéen dont les parents sont au bord du divorce, est obligé à contrecœur de rejoindre les bancs de l’école publique dont les règles d’éducation diffèrent de celles de l’école privée qu’il avait l’habitude de fréquenter. Il se retrouve au milieu d’élèves turbulents qui le malmènent et de professeurs exigeants qui lui font rapidement comprendre qu’en tant que petit nouveau, il va devoir filer doux. Afin de s’échapper de cet univers violent, il n’a qu’un objectif : impressionner la plus jolie fille du quartier, la mystérieuse Raphina. Il décide alors de monter un groupe et de se lancer dans la musique, univers dans lequel il ne connait rien ni personne, à part les vinyles de sa chambre d’adolescent. Afin de la conquérir,  il lui propose de jouer dans son futur clip. »
(Source: Allociné)

Ce film, j’en ai tellement entendu parler à sa sortie. Sauf qu’il n’est jamais passé dans mon ciné et au fil du temps, j’ai fini par l’oublier, puis je m’en suis rappelé, j’ai remis à plus tard et l’occasion de ce calendrier de l’avent j’ai réussi à le remettre dans ma liste et j’ai enfin pu le voir. Vous savez, ce film c’est comme avoir envie d’un mcdo et remettre à plus tard et quand enfin c’est le bon moment, l’attente, l’envie, font que c’est trop trop bon, genre meilleure que tout ce que vous avez pu imaginer. Je pense que c’est une évidence pour vous, mais j’ai adoré ce film.

On est dans une ambiance vieillotte voire même plus vintage, le grain de l’image donne tout de suite le ton, on est dans un film récent qui se veut ancien. Et pourtant même si ça semble être une critique, je peux vous assurer que pas du tout. J’affectionne particulièrement ce genre d’images et de traitements de couleurs. C’est comme faire un bon dans le temps en gardant des techniques et des qualités cinématographiques récentes. Là où un véritable vieux film peut avoir le son qui déraille, l’image qui neige ou encore une esthétique usée et élimée, mais propre à ces films souvent fait avec un bout de ficelle et quatre bâtons, ici on a un film qui va avoir une bande propre pour notre époque (ça ne veut pas dire que dans 10, 20 ou 30 ans ce sera encore le cas) avec des images lisses et un décors incroyable et pourtant on a cette ambiance ancienne et c’est ce que j’apprécie. En plus ce que je trouve génial dans ce film, c’est qu’on voyage dans les époques sans forcément changer d’année. Je m’explique, le héros va chercher son style avec ses amis et son groupe et cela va passer par plusieurs influences et plusieurs modèles qui, même s’ils viennent tous de la même fourchette de temps, va totalement varier en années en plus de varier en style. Donc au final on a un peu un film qui me rappelle « We didn’t start a fire » de Billy Joel, on voyage dans les années sans forcément bouger dans la chronologie de l’histoire.

Le héros est attachant, on le sent paumé, sa vie n’est pas simple et tous les petits efforts qu’il fait pour monter son groupe, il se trouve un refuge dans la musique en cherchant en même temps sa place dans la tonne de style différent mais en même temps dans la société. La musique est son refuge, son groupe devient sa famille pour oublier sa famille qui se déchire et éclate complètement. Seulement, pour comprendre ça faut se concentrer parce que la famille on en parle mais très très peu, je trouve ça même dommage que ce soit totalement éludé ou minimisé parce que selon moi ça a totalement son importance dans un film comme celui-ci. Si on n’avait pas tout ce facteur famille et entourage, le personnage serait bien différent, n’aurait pas les mêmes problématique, les mêmes enjeux. Genre c’est juste anecdotique, les parents se sépare, le frère a l’air un peu « marginal » (enfin selon moi il a juste compris comment mener sa plus belle vie), la sœur je ne sais même pas quoi dire sur elle tellement on la survole de loin, elle n’a pas un grand intérêt dans l’histoire j’ai l’impression et pourtant à mon sens si elle est évoquée et si elle a le droit à son introduction, c’est qu’elle est plus qu’un personnage tertiaire. Et c’est pour ç a, à mon sens, que le groupe devient sa véritable famille, car ils sont plus développé et mis en avant que les vrais liens de sang. Chaque membre du groupe à sa place, sans parler de place principale, ils sont là pour guider le héros, l’humour et apporter du dynamisme dans cette histoire qui pourtant touche quelqu’un de leurs âge.  Et c’est ce que je trouve super étonnant c’est d’avoir différent niveau de maturité et de construction sociale alors qu’ils sont censé avoir le même âge. On a une bonne représentation qu’à âge égal, plein de facteur peuvent changer une personne et sa perception du monde ainsi que la façon dont il s’est construit.

L’ambiance musicale me rappelle plein de chansons de « the drowners » et avec cette petite vibe retro /vieux rock j’étais comblée. On est bien immergé dans l’ambiance d’un groupe de musique qui se construit et se cherche, on n’est pas cantonné à un style de rock, on en a plusieurs, plusieurs ambiances, plusieurs vibe et surtout. Je dirais qu’il n’y a peu de musique extérieur à celle du prétendue groupe du film, on n’a peu d’influence extérieur autre que les inspirations du héros et j’ai trouvé ça hyper intéressant (j’ai vu ce film en aout/septembre donc possible que je me trompe car ça remonte à loin). Mais en tout cas, la musique épouse le film et rend la lisibilité de l’histoire plus douce, plus intéressante. On est pas chargé de musique qu’on connait ou totalement hors sujet comme des vieux groupes avec des voix plus âgées alors que là on a un groupe d’adolescent qui chante des chansons adaptés à leurs âges et à leurs mentalité. C’est un bon parti prit de Bande originale je trouve et je suis admirative sur le travail fais dans ce film (si mes souvenir sont exact encore une fois).

Personnellement, je suis fan de ce genre d’ambiance vieillotte retranscrit à l’écran, ce film a su me parler et me toucher. On ne peut pas lui retirer pourtant quelques longueurs et quelques passages clairement superflus que j’aurais pu sauter si j’avais vu le film seule. Néanmoins on ne peut pas retirer le côté touchant de ces personnages qui se cherche une identité et une existence à travers la musique. Je suis prête à parier ce que vous voulez que la moitié des groupes, qu’ils soient des années 1980 ou des années 2000, ont été créé dans le but de trouver sa place dans la société, d’exister, d’avoir une identité. Ici on le ressent plus parce qu’on a quand même une énorme tranche de vie des personnages centraux donc c’est plus simple de s’en rendre compte que pour un artiste lambda qui va juste vous raconter un peu sa vie.  C’était un chouette film, avec une chouette bande son en tout cas, je ne regrette pas de l’avoir vu, l’effet mcdo était présent, je savais que ça allait être bon (ne me demandez pas pourquoi) et c’était encore meilleur que ce que j’imaginais (j’ai pas dit que le film était excellent attention, je dis juste qu’il est au-dessus de mes attente)

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