Jour 2: The fall

« Los Angeles, années 1920. Alexandria, cinq ans, est hospitalisée à la suite d’une chute. Elle se lie d’amitié avec Roy, cascadeur à Hollywood, lui aussi victime d’un accident. Le jeune homme se lance dans le récit d’une histoire épique avec le gouverneur Odieux et les 5 fantastiques déterminés à le combattre. Très vite, la frontière entre la réalité et ce monde éblouissant de magie et de mythes commence à disparaître quand la petite Alexandra réalise qu’il existe un véritable enjeu… »
(source: Allociné)

Comment parler de « the fall » sans vous préciser déjà que je pensais que c’était un autre film. Je ne sais pas pourquoi pour moi c’était un film historique, donc j’ai dû regarder plusieurs fois sur ma liste papier, ma liste sur le pc et sur seriebox  pour confirmer que c’était bien le bon film. J’ai quand même l’impression que cette sensation est une constante chaque année, à chaque fois je vais me dire « meh c’est pas le bon film » alors que si. Et au passage, ce petit tour sur Seriebox m’a donné l’occasion de découvrir l’affiche de ce film, que je n’avais pas encore vu sinon je me serais douté que c’était le bon, et franchement, j’aime tout ce qui s’en dégage, elle est toute simple, c’est juste Alexandria sur un décor oriental bleuté. J’en parlerais un peu plus tard de la signification que ça m’évoque (qui est peut être erronée on ne sait pas) mais personnellement je la trouve bien pensée et réalisée cette affiche.

Ce film a une introduction incroyablement longue, mais incroyablement belle et stylée. Malheureusement l’introduction c’est un peu la fenêtre sur l’histoire, si on a dû mal à la comprendre ça donne pas forcément envie de continuer à regarder. Là c’était difficile à suivre et à comprendre, ça perd totalement du sens ou plutôt ça n’en a que très peu et les clés pour la comprendre, on ne les a qu’à la toute fin. Ce n’est pas grave en soit mais je connais pas mal de gens qui pourrait couper le film juste pour ça, car même si esthétiquement, cette intro est incroyable, la musique apporte une belle dimension niveau émotion. Puis dès le moment où on est rentré dans l’histoire je me suis dit « bordel on dirait trop une histoire à la « Princess Bride » ». J’aime énormément cette narration façon histoire raconté à un enfant avec des aventures, des contrées éloignées, des héros porteurs de moral et étrangement ressemblant à des personnes de la vie réelle. Tout ça, j’aime énormément parce que ça apporte une dimension différente à l’histoire et surtout, quand c’est bien maitrisé, ça peut rendre une histoire plus légère. Car disons le franchement, ce que raconte Roy à Alexandria n’est pas particulièrement novateur mais tout ce qui suit comme les interventions de la petite fille ou l’état de santé de Roy, les influences des gens qu’Alexandria va croiser ou des situations ça va apporter un petit coup de neuf je trouve. Et personnellement je trouve que ça rend le récit plus vivant et surtout qu’on a perdu un peu ce côté « déjà-vu » de la trame narrative. Mine de rien, je n’ai pas vu le film passer, et j’avais à chaque fois envie d’en voir plus. Déjà j’avais cette envie de comprendre l’introduction (et je me dis que le côté cryptique était peut être voulu pour ça) et ensuite parce c’est comme lire un bon livre, on ne se lasse pas de tourner les pages et bien là à chaque minute il y avait un truc de plus, quelques choses qui faisait que je m’accrocher à cette histoire.

Quand on regarde les origines du film, on peut y voir une signification, le bleu en Inde c’est une couleur Divine, elle symbolise le courage, les cieux, la lutte contre le mal (merci l’article sur « coup de foudre à Bollywood » pour ces infos que j’ai retenu) et c’est clairement ce qui peut définir la petite fille, alors pas la dimension divine même si ses intervention dans le récit sont très proche d’un Deus Ex Machina, mais la symbolique du courage, de l’intervention contre le mal, voire même des cieux car Alexandria descend littéralement pour aller voir Roy, le service de pédiatrie est à l’étage, et Roy se trouve au rez-de –chaussée, donc en quelques sorte, elle descend des cieux pour aller voir Roy. En ce sens, je trouve que ce film a une forte dimension « angélique », « religieuse ». Alexandria va voler une hostie pour la donner à Roy, qui lui-même va dire « tu essayes de sauver mon âme ». Un écho en quelques sortes à sa présence avec l’acteur, au côté plus réfléchis et posé de cette enfant tout au long du film. Néanmoins, je trouve ça dommage que cette signification, cette symbolique, ne soit pas compréhensible ou au moins un peu visible quand on regarde le film, on ne peut la voir qu’en regardant l’affiche finalement. Dans le film, mis à part cette histoire d’étage, les interventions d’Alexandria, l’hostie, rien ne va nous l’indiquer, rien ne va nous le montrer. Alors ça me fait dire que si c’est une signification réelle, ça aurait pu être un peu plus poussé parce que rien ne laisse paraitre. Néanmoins ce film reste magnifique, que ce soit les décors, les costumes, les lieux, l’éclairage, tout, je dis bien tout, donne une ambiance vieillotte légitime et assumée, mais en même temps un ambiance confortable. JE ne saurais pas dire pourquoi mais personnellement quand j’ai regardé ce film j’avais l’impression d’être devant un de mes films doudou, devant une œuvre qui m’apaise et me fait du bien, ce n’était pas chargé et ce n’était pas trop simpliste, c’était magnifique.

Je regrette beaucoup qu’on ai pas plus de profondeur pour certains personnages par contre. Par exemple, l’homme qui fait semblant d’être malade, pourquoi il est là ? Pourquoi il râle tout le temps ? Quelle est son importante dans le récit parce que personnellement je l’ai surtout trouvé très ennuyeux, c’est comme avoir un homme qui râle pour tout quand vous regardez un film au cinéma, vous savez le genre de personne en mode « et là il va se passer ça ! Bah oui c’était sûûûûûûûûûr ! » , j’ai pas compris son intérêt ni pourquoi autant le voir, pourquoi autant lui donner de crédit dans ce film. Evelyne on ne sait toujours pas son importance en tant qu’infirmière, pourquoi on insiste autant sur elle, pourquoi elle devient même le personnage central de toute cette histoire alors qu’en réalité ce n’est pas d’elle dont il s’agit dans l’esprit de Roy. Je ne comprends absolument rien à son développement et je trouve ça triste parce que dès le départ j’ai cru que c’était elle le pivot de cette histoire, que l’amour de la fillette pour Roy allait aussi s’exprimer par elle, alors oui je sais, c’est niais et bête de penser que, parce que c’est un personnage féminin elle doit forcément servir de love interest ou avoir un love interest mais c’est déjà le cas dans le film. Evelyne sort avec le médecin qui n’a même pas de nom au crédit du film, mais pourquoi on sait tout ça, pourquoi son personnage à une place sans vraiment avoir une, je ne sais pas et je trouve ça dommage de sous-exploiter comme ça un personnage qui aurait pu avoir un intérêt. Notamment que, quand je parle de « l’amour de la fillette pour Roy qui aurait pu s’exprimer par elle » ça aurait pu être un amour amical, à ce que je sache, Alexandria n’aime pas Roy d’un amour pur de petite fille, elle l’aime car il lui rappelle son papa, parce qu’il est la figure paternelle dans toute sa vie à l’hopital. Autant Evelyne remplace sa maman, autant Roy devient son papa, jusque dans le récit fictif qu’il lui fait.

Conclusion, j’ai aimé ce film, et s’il avait eu une réplique culte comme « princess bride » je pense que ce serait devenu ma nouvelle phrase fétiche à sortir pour saouler les gens (mais rien ne peut remplacer « je m’appelle Inigo Montoya, tu as tué mon père, prépare toi à mourir », rien). Je suis ravie d’avoir pu découvrir ce film et surtout d’avoir autant accroché. J’ai adoré les personnages (ceux qui ont eu un réel développement), j’ai eu beaucoup de sympathie pour la petite Alexandria, j’ai eu envie de la protéger, de la consoler, et même si parfois elle était casse pied elle était tellement adorable que c’était facile de lui pardonner. Le film a la chance d’avoir une ambiance très simpliste mais suffisante, on n’en veut pas plus, ça nous convient, mais si je pouvais juste pointer du doigt un petit problème à mon sens, ce serait la bande son, la musique du film, qui malheureusement ne m’a pas marqué. Il me semble qu’une musique de Bethoveen était beaucoup utilisé mais mis à part ça, je ne me souviens de rien niveau musicalité du film et c’est dommage. Je ne peux que vous invitez à le voir, à le regarder et à lui donner sa chance parce que franchement vous ne serez pas déçu.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *