Jour 24: Big fish et begonia

« Chun est un être céleste qui doit s’occuper des bégonias. À ses 16 ans, elle est envoyée dans le monde des humains sous la forme d’un dauphin afin d’accomplir son rituel de passage à l’âge adulte. Kun, un humain, lui sauve la vie, mais perd alors la sienne. Avec l’aide de son ami Qiu, elle essaie de ranimer l’esprit de Kun afin de le remercier de l’avoir sauvée. »
(source: Allociné)

Ce film est sur ma wishlist depuis tellement de temps, j’ai remis ça a plus tard à chaque fois et je ne comprends pas bien pourquoi en fait. Vous savez que personnellement j’ai une adoration énorme pour le travail derrière les films d’animations, surtout que bon nombre dans la jap’anim (je sais que là on a un film chinois, on détend son slop et on respire) s’inspire de légende. Représenter des contes anciens, des légendes de famille c’est tellement tricky, tellement complexe que personnellement je salut toujours les studios qui font ça parce que pour moi c’est faire vivre ou revivre une légende sans la dénaturer et ça m’impressionne.

Ce film est une pure beauté, tout transpire l’onirisme et le côté enfantin finalement. C’est coloré sans être pop, on a pas de couleur qui vont nous agresser les yeux tellement on est dans des tons « naturel » je trouve. Et visuellement l’histoire est portée d’une main de maitre. J’ai adoré le regarder, je me rappelle que c’était un matin d’insomnie, j’étais grognon et au bord des larmes parce que le moral est toujours un peu « Meh » en ce moment vous savez et j’ai lancé ce film parce que je devais avancer dans ma liste et là l’illumination, c’était magnifique, c’était un rêve éveillée. Toutes ces couleurs qui viennent chatouiller vos petits yeux, tous ces paysages fictifs qui viennent vous donner des envies de voyage magique, tout ça est un véritable baume à l’âme en fait. Juste dans l’image, sans parler de l’histoire, j’y ai trouvé un réconfort comme dans un livre de conte pour enfant, comme si j’étais une petite fille à qui on lisait une histoire pour chasser les mauvais rêves…et j’étais bien.

Tout dans la faune et la flore de ce film est magnifique. Personnellement j’ai beaucoup aimé le design des personnages et encore plus des « dieux » qui sont à la fois très semblable aux autres et en même temps qui ont une  présence dans le  dessin qui les rendent surnaturel. Personnellement j’ai apprécié ça, cette différence à peine palpable qui fait qu’on ne sait pas s’il y a une hiérarchisation dans ce peuple, si les « dieux » (ou les chef je sais pas), on les élèves au rang de sage ou de gardiens mais on ne va pas non leurs faire une représentation supérieur aux autres. A mon sens c’est aussi ça qui fait le charme de ce film en fait c’est qu’il reste simple, on nous en  met pas plein la vue en permanence en fait. Les personnages, que ce soit leurs représentation ou leurs personnalités, on est dans le divin de base, celui qui se croit au-dessus de tout, qu’on place au-dessus de tout. Si on devait faire un parallèle, je dirais qu’on est loin de la représentation divine de « Ener » dans One pièce ou encore de Farouk dans les livres «La passe miroir ». Ils ne sont pas puissant par représentation, on ne les voit jamais dans un atrium de puissance, exclue du monde et vénéré, ils sont présents avec les autres, ils sont là parmi les autres jusqu’au bout. Même quand ils doivent être présent en tant que puissant on ne les voit pas forcément avec des  « pouvoir » énorme qui vont surpasser tous les autres et renverser la tendance, ils restent humains.

Je ne connaissais pas cette légende, je l’ai découverte avec le film et avec sa construction, j’aimerais bien savoir si l’histoire reste fidèle aux anciens écrit, si on a rien ajouté ou enjolivé afin de mieux rentrer dans un format d’histoire qui va plaire à tout le monde. Malheureusement dans ce genre de film, on a un peu d’ajout pour plaire aux gens de base et ajouter un peu de truc, souvent des romances ou des relations qui n’existe pas, et là je ne sais pas si on a une réelle relation entre les protagoniste ou non, mais en tout cas je trouve ça magnifique personnellement. On a pas une relation clichée, enfin si je veux dire on a réellement un « tu m’as sauvé la vie, je vais sauver la tienne » mais ça reste mignonnet et doux je trouve, on n’a pas une surenchère un peu usante de héros qui se sauvent mutuellement avec des punch line nulle, donc ça rend le tout plus léger. On a vraiment l’impression d’avoir des enfants qui font ça de manière désintéressé, genre « je sauve ta vie parce que ta vie a une importance comme toute les autres » mais pas « je sauve ta vie tu m’en dois une » et je trouve que ça donne une romance plus légère et moins pleine de compte à rendre comme on peut voir habituellement.

C’est un film que j’ai pris un plaisir énorme à voir je pense. L’histoire ultra simpliste et le fait qu’on ne nous surcharge pas d’info, ça fait que les deux heures de films passent si vite, même trop vite, j’aurais aimé en avoir plus en fait parce que j’ai adoré être au centre de cette histoire. Rien n’est laissé au hasard, les réponses que nous n’avons pas maintenant nous les avons plus tard, les informations qui nous manque maintenant nous serrons donné en temps voulu. On ne nous laisse pas dans l’ignorance ni dans le flou, le film se répond et nous répond constamment. On nous apporte du mystère sans nous laisser sur notre faim, sans nous privée réellement de sens. Et finalement je trouve ça plutôt génial pour un film inspiré d’une légende. Je m’explique parce que là on dirait que je râle mais en fait non. Les contes et légendes anciens ont souvent des incohérences de construction parce que c’est soit mal traduit, sauf parce qu’à l’époque on se souciait pas forcément de la continuité narrative, le but était de passer du point A au point B et de retirer un enseignement de cette histoire, on était loin du divertissement que nous on connait et dont on raffole dès le plus jeune âge. Donc le fait que cette légende-là tienne de bout en bout sans laisser des détails au hasard personnellement j’ai beaucoup aimé. On a un début, un intrigue au centre et une véritable conclusion.

Et voilà je vais conclure ici la version remaniée et presque totalement corrigée de cet article sur « Big fish & Begonia ». C’était une superbe découverte pour moi, j’ai un esprit hyper fertile en matière d’imagination et surtout il se nourrit de tout ce qui trouve un intérêt esthétique à mes yeux. Autant vous dire que quand je laisse mon esprit divaguer c’est des images de ce film qui revienne en ce moment. C’était un rêve éveillé, agréable à voir, une légende nourrissante pour le cerveau autant par son esthétisme que son contenu. Personnellement j’ai aimé découvrir l’histoire de ce petit brin de Bégonia et de ce dauphin apprenant le monde, apprenant à se connaitre, à évoluer…C’était plaisant et ce film est clairement sur ma liste des films à revoir en cas de bad mood parce que je l’ai adoré. Je profite de cet article pour vous souhaiter de joyeuses fêtes de fin d’année, le contexte actuel rend les choses compliquée pour bon nombre d’entre nous, mais si on se donne de la force tous mutuellement je suis sûre qu’on peut tout surmonter. Donc bonnes fêtes à vous et puisez toute la force dont vous avez besoin, Eugène et moi-même nous somme de tout cœur avec vous en cette fin d’année.

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