Jour 4: Les nouveaux sauvages

« Vulnérables face à une réalité qui soudain change et devient imprévisible, les héros des Nouveaux sauvages franchissent l’étroite frontière qui sépare la civilisation de la barbarie. Une trahison amoureuse, le retour d’un passé refoulé, la violence enfermée dans un détail quotidien, sont autant de prétextes qui les entraînent dans un vertige où ils perdent les pédales et éprouve l’indéniable plaisir du pétage de plombs. »
(Source: Allociné)

J’ai eu un petit problème avec ce film au début, je n’accrochais pas du tout à l’histoire et j’avais beaucoup de mal a rentrer dans le film, j’ai mis plusieurs fois pause, fait d’autre truc, aller trainer sur youtube…puis je me suis mis un coup de pied au popotin et heureusement parce que j’ai bien aimé finalement, il faut juste un peu insister. Je ne saurais pas définir ce film par contre, il est cool et construit d’une façon sympathique mais je ne saurais pas dire dans quel genre on est, même s’il est défini comme un thriller je ne ressens pas ça, je ne ressens pas ce côté thriller perso.

Il faut que j’apprenne à lire des synopsis, genre vraiment parce que là encore j’ai lancé le film sans savoir à quoi m’attendre et donc quand la première historie s’est terminée, j’ai rien compris à ce que je venais de regarder. Pendant le visionnage de cette premier histoire j’ai mis pause, j’ai fais d’autre truc, j’étais pas attentive, je n’arrivais pas à rentrer dedans, parce que je ne savais pas du tout où j’embarquais. Au final une fois que j’ai su où je mettais les pieds ça s’est mieux passé. Mais ce que je regrette fortement, c’est que le film ne s’explique pas lui-même, ça aurait coûté queudale de faire une intro, genre 4 lignes au générique de début et basta. Mais non c’est silence radio, on nous lance directement dans une intrigue, qui d’ailleurs n’a pas de sens, manque de matière et de propos, je trouve même que c’est la plus bâclée de tout le film. Déjà elle est très courte, et ensuite elle consiste uniquement à un « tu connais Michel ? Diiiiingue je connais Michel moi aussi » et genre je sais pas, on aurait plus dit un mauvais sketch qu’une véritable histoire. Pour les cinq autre, rien à dire, c’était plaisant, bien construit et intéressant, j’ai apprécié les regarder et surtout j’ai réussi à les suivre, les comprendre et y trouver du sens. J’aurais aimé que certaines soient plus exploitée, plus traitée, comme par exemple « the rats » qui est aussi court, mais qui reste incroyable je trouve, plus intéressant et plus profond mais la chute arrive trop vite et pourrait être mieux traitée. Et des histoires comme « Bombita » pour moi c’était juste trop, cette histoire tourne en rond en fait, on part du postulat de départ et on tourne autour de celui-ci pendant toute la durée de l’histoire. Alors ouais c’est le principe de chaque histoire de ce film, mais là il n’y a aucune valeur ajouté et c’est tout bêtement la même chose jusqu’à la fin et j’ai moins accroché, je l’ai trouvé moins pertinente et moins dans le thème aussi.

Parce que oui il y a un thème dans ce film, on parle de personne qui agissent sur des coups de têtes, qui sont au bout de tout, qui sont face au mur et qui prennent un choix dramatique parce que la colère, la rage, la tristesse. Que ce soit la serveuse de « the rats », Pasternak dans le segment du même nom, Diego et Mario dans « Road to hell », Mauricio du segment « The deal » ou encore les mariés Romina et Ariel de « Til death do us part », il y a une grande part de désespoir. Même si le premier segment, « Pasternak », est peu détaillé, peu approfondi et manque cruellement de sens, je pense qu’on peut au moins lui donner le crédit d’être celui qui va résumer le mieux le film, mais ça on ne va s’en rendre compte qu’après coup. Que font tous ces gens dans l’avion ? Et bien ce sont ceux qui l’on empêché de poursuivre ses rêves, l’ont quitté, l’ont éconduit, l’ont plongé dans son malheur et c’est pourquoi il agit comme il agit. Alors dans le reste des histoires on a exactement ce genre de choses mais de manière plus précise, il n’y a pas mille causes à un acte, il y en a une et c’est celle-là que chaque personnage de chaque segment va exprimer. Et en ce sens, je me demande si le côté court et simpliste du premier segment n’est pas une présentation, mais le problème est là. Si on a pas vu le film en entier, on ne comprend pas la place du premier segment, sauf que si on voit le film en entier on se rend compte qu’il manque une intro, on se mord la queue sans même s’en rendre compte.

Une fois que j’ai eu fini ce film, je me suis demandé si chaque histoire était du même scénariste et réalisateur ou si c’était comme « peur du noir » où chaque histoire vient d’une personne différente. Et a juste titre, cette question est légitime en fait, puisque les histoires ne se ressemble pas du tout. Le traitement des personnages est bien différent à chaque fois, ce qui rend vraiment les histoires indépendantes, mais surtout je pense que l’on peut dire que la réalisation est vraiment changeante. Même si la constante reste « des plans calmes puis plot twist et on s’énerve » (sauf pour le premier segment), je trouve que les traitements à l’images sont différent, ton comme les angles de caméra. Les plans de « the rats » sont totalement opposé à ceux de « til death do us part », on a pas la même sensation à l’image. Et pourtant on a le même réalisateur, à chaque fois. Donc je trouve que c’est un véritable tour de force en réalité, sur un format à la fois long, puisque le film fait 1h40, mais qui est en réalité bien court, car chaque histoire fait environ 20min. Je pense que c’est avant tout ça, ces petits bonds de réalisation qui m’ont plu énormément dans cette histoire. Les ambiances ne se ressemble pas du tout nom plus, on peut passer à du « glauque » poisseux de « the rats » à une route désertique, une ambiance sèche et rugueuses dans « road to hell ». D’un énorme mouvement dans une ville pour « bombita » à un mouvement plus privé, lointain et solitaire de « the deal », et enfin d’un chamboulement dans une ambiance très intimistes et « cozy » d’un mariage pour « til death do us part » qu’on peut opposer à une ambiance froide, inconnu et étrange de « pasternak », le film faisant une boucle sur lui-même. C’était méga intéressant, c’était plaisant et c’était beau, voir que les films se répondaient entre eux c’était incroyable. Car oui là je vous ai fait des binômes mais en réalité on peut tous les relier entre eux par leurs différence de réalisation et je trouve ça magnifique.

« Les nouveaux sauvage » c’est une surprise qui a bien failli être mauvais, il faut du temps pour s’adapter au postulat de ce film, mais une fois dedans je dirais qu’on passe un excellent moment. Personnellement je n’ai pas pu m’empêcher de penser à la série « bloodride » quand je l’ai vu, on dirait plein de petite histoire qui aurait pu se retrouver dans cette série. Néanmoins, les irrégularités dans les histoires font que parfois on va rester un peu sur notre faim, je pense notamment à la différence de durée entre chaque histoire, le fait qu’il manque des réelles conclusions à certaines et qu’au contraire, on s’épanche totalement sur d’autre alors qu’il n’y a pas besoin. J’aurais aimé plus de profondeur et plus de traitement pour certains personnages, et là j’aurais passé un encore meilleurs moment. Mais bon ça reste un bon film et si vous avez hésité à le regarder depuis tout ce temps, alors foncez parce qu’il vaut le coup, vraiment.

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