Jour 5: PS: I love you

Oui oui c’est Holly

« Holly et Jerry sont un couple amoureux menant une vie parfaite. A la suite de la mort soudaine de Jerry, Holly sombre dans une dépression. C’est alors qu’elle reçoit une lettre, la première d’une série de dix, rédigées par Jerry avant sa mort. Ces lettres, agencées tel un jeu de piste, lui donnent des instructions de choses à faire pour, à terme, tourner la page et enfin réapprendre à vivre. »
(source: Allociné)

J’ai vu ce film un milliard de fois, je le trouve si beau, si triste mais surtout si prenant. Je pense que ce film est concrètement connu de tous et toutes, qu’on l’ai vu ou non on a forcément entendu parler de toute cette histoire, de tout ce romantisme qui survie à la mort. Je ne vous cache pas que j’ai pleuré comme une madeleine en revoyant ce film, déjà parce qu’il est triste et aussi parce que ce jour-là j’ai appris une nouvelle qui m’a démonté le moral (Cette nouvelle qui d’ailleurs à totalement remis en question l’existence de ce calendrier de l’avent quelques  jour avant le lancement).

Je pense qu’on est clairement dans le « cliché », non dans le sens péjoratif, des films romantiques plein de bons sentiments, d’amour éternel, etc…, et personnellement j’aime bien ce genre de scénario ultra simple pour les comédies romantique, romance, drame romantique, je trouve ça intéressant et pour moi ce sont des films à « consommer » sans me prendre la tête donc quand la substance n’est pas trop alambiqué ou compliqué je préfère.  Je pense que le genre « romantique » est clairement un des genres qui a, à la fois, besoin de renouveau, d’un coup de neuf et de polish et en même temps ne mérite pas forcément des extravagances incroyables. Je m’explique parce que là je sens que ça peut être un tout petit peu confus aussi bien pour vous que pour moi à la relecture. Apporter un coup de neuf dans ce genre d’histoire en rénovant le genre et en incorporant un peu de plus de valeur actuelle et de représentation, je trouve que ce serait magnifique. Personnellement je rêve d’un monde du 7ème art où tout le monde se sentirait représenté sans être caricaturé, moqué ou utilisé à des fins de clichés comique ou de représentation erroné. C’est ça le coup de neuf et l’innovation que je trouverais important dans les romances car à mon sens c’est un manque énorme à notre époque. Mais ce que je ne veux pas particulièrement voir quand je regarde une rom-com ou un drame romantique, c’est des trucs trop complexes, des histoires qui n’en finissent plus de détails, de rebondissement ou autre. Je pense notamment aux films « la fiancé de noël » ou  je ne sais quoi qui sont sur Netflix (vous savez les films qui raconte comment une journaliste a réussi à séduire un Prince d’une contré lointaine et fictive), et bien là, les rebondissements n’en finissent plus c’est de la surenchère de chaque instant et on perd finalement un grand intérêt pour l’histoire et la romance.

Pour en revenir à « Ps : I love you », on est dans le cliché de la Rom-Com ou du drame romantique, ça ne fait aucun doute et pourtant j’ai trouvé ça extrêmement bien et vraiment touchant. Ce n’est pas compliqué quand on regarde le film de ressentir l’amour de Holly pour Gerry, on le ressent à la première seconde, même quand ils sont en train de se disputer et on le ressent encore à la toute fin. Le film, et à fortiori le livre, sont bourré de ces sentiments et de toute cette vibe incroyable je trouve, et je pense que c’est justement cette facette très juste dans l’expression de l’amour, qui fait qu’on peut, si on est sensible, pleurer de bout en bout, à chaque lettre, à chaque instant. Parce qu’on est plongé dans cette histoire et dans ce couple qui survit malgré tout à travers le temps et la séparation perpétuelle de l’amour.

Visuellement on voit le temps passé au sens chronologie de l’histoire. Je veux dire, même sans les indications de temps, à aucun moment on peut se dire « oh bah là il s’est écoulé 3 jours ou 2 mois ? » parce que clairement ça se voit, on voit l’évolution du personnage, de son environnement, l’image est léchée au millimètre près et rien n’est laissé au hasard. Même si c’est bateau genre « ellipse..PAF maintenant on est en hiver, donc tu comprends que du temps est passé » bah personnellement je trouve que ça fait le taf et ça va s’ajouter à plein d’autre détail qui justement vont ponctuer encore plus ce changement de temporalité. Le fait qu’on ai également des flashback très court, très ponctuel et uniquement présent pour qu’on comprenne mieux l’intensité de l’amour qu’Holly et Gerrie se portait, j’ai trouvé ça intéressant. La façon dont le film est monté donne du sens à ces scènes et surtout donne de la profondeur au film. Le seul reproche que je pourrais faire à tout ça, c’est que la délimitation entre le temps présent et les flashbacks est ultra flou. Soit j’ai mal vu et il y en a bien une, soit concrètement il y en a pas et c’est uniquement la présence de Gerrie dans ces passages qui sert d’indication et nous permet de comprendre que oui c’est du passé. En soit ça se tient, mais on sait juste pas vraiment si c’est du passé ou une hallucination de Holly, comme elle en a parfois en réalité (surtout au début). C’est frustrant et en même temps, on s’y fait vite et on y fait plus réellement attention.

Je n’ai pas lu le livre dont ce film est une adaptation, mais je me dis qu’il n’y a pas x façon de l’adapter et que mis à part sauter des passages d’histoire, sinon je ne vois pas comment on pourrait en changer le fond et la forme. Alors si vous l’avez lu et que vous pouvez m’informer de deux ou trois choses je suis preneuse et l’espace commentaire reste un espace où vous pouvez parler de tout cela. Mais en tout cas, personnellement ça me donne envie de connaitre le livre pour comparer et en même temps je me dis que tout a été déjà dit.  Tout comme « the notebook » je trouve que l’histoire est juste incroyable et peut trouver des échos, plus ou moins lointain, en moi. Les acteurs y sont pour beaucoup dans tout cela à mon sens, que serait « PS : I love you » sans Hillary Swank qui hurle et lance ses chaussures, Gerard Buttler qui fait des blagues de l’au-delà, Lisa Kudrow qui est à la fois à mille lieux de « phoebe buffet » et en même temps comme une cousine éloignée de ce personnage de friends avec son esprit un poil excentrique. Je dis souvent « je ne vois pas d’autre acteur pour ce rôle » mais ce qu’il faut comprendre c’est qu’un scénario est un scénario, et aussi bon soit-il, sans bons acteurs pour l’exécuter, ça ne sert à rien. Et un acteur peut être bon, s’il n’a pas le bon feeling avec l’histoire ça ne sert à rien et bien là on a des acteurs qui porte cette histoire comme si c’était leurs vie et je trouve ça hyper plaisant et beau, et oui, je ne vois pas qui d’autre aurait pu incarner ces rôles.

« PS : I love you » reste un de mes films préférés au monde, quand je l’ai découvert pour la première fois sur mon vieil écran de pc avec ma connexion internet ultra lente et pérave, j’ai pleuré comme un bébé, je sortais d’une rupture donc ça n’aide pas, mais j’ai très vite compris qu’au-delà de la souffrance de mon cœur brisé, c’est de voir le cœur de quelqu’un d’autre éclater en miette,  et se reconstruire peu à peu, qui m’a émue et toucher. Et quand j’ai décidé d’ajouter ce film à la liste lundi dernier, j’étais loin d’imaginer que j’allais à nouveau y retrouver une force et un écho à ce que je ressentais. Ce film me fait pleurer, me fait sourire et surtout me fait comprendre qu’aussi dur cela puisse être de perdre quelqu’un, en réalité on s’en remet. C’est moche d’avoir besoin d’un film romantique pour enfin comprendre ça et en même temps, je me dis que bon nombre de film sont des livres d’apprentissage pour la vie. Sans parler de modèle, il faut quand même reconnaitre que parfois ils expriment les émotions justes, c’est le cas dans « PS : I love you ». Que vous viviez une peine de cœur ou non, je ne peux que vous encourager d’aller voir ce film. Ce n’est pas le film du siècle au scénario innovent, mais ça reste  une histoire belle et douce, avec du bonheur là où on l’attend le moins.

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