Parasite

Merci à Incandescartes (prochainement son lien twitter)

« Toute la famille de Ki-taek est au chômage, et s’intéresse fortement au train de vie de la richissime famille Park. Un jour, leur fils réussit à se faire recommander pour donner des cours particuliers d’anglais chez les Park. C’est le début d’un engrenage incontrôlable, dont personne ne sortira véritablement indemne… »
Source: Allociné

Et oui enfin, ce film dont on entend parler encore aujourd’hui et que le monde entier porte aux nus. Personnellement j’aime le cinéma Coréen, j’avais adoré « The host », « Le dernier train pour Busan » ou encore « Tunnel » et ce film était pour moi un film à voir sans même voir toute la hype qui est monté à propos de ce film. Je ne sais pas si vous l’avez vu, mais si ce n’est pas le cas je vous conseille d’aller le regarder avant de lire cet article, car ce film sera compliqué à décortiquer sans spoiler un petit peu.

L’ouverture du film est plutôt sobre, on nous expose la famille Kim, leurs condition de vie, leurs caractères. C’est important je trouve car tout au long du film, ils vont se faire absorber peu à peu par leurs fausses identités. C’est réellement le seul moment d’existence qu’ils auront dans ce film car bientôt ils ne seront plus eux et pour le coup je trouve que toute cette présentation est assez incroyable. Alors sans grande surprise, la famille Kim vie dans la pauvreté, ils luttent contre un homme qui vient sans cesse uriner sur leurs fenêtres, c’est un peu une façon que le film a de nous rappeler que la famille vient d’en bas, qu’ils sont insignifiants au point où personne ne considère que quelqu’un puisse vivre derrière ces fenêtres. Tout le début du film est là pour planter cette situation et je trouve que c’est plutôt bien visible et que le ressenti qui ressort de l’ouverture est vraiment prenant.

Mais tout dans ce film est graphique, tout vous explique ce que vous devez comprendre au moment où ça se passe. Je prends l’exemple simple de l’endroit où vit la famille Park. Si vous avez vu ce film, cela a dû vous sauter aux yeux mais la pente qui mène à la maison n’est pas là pour rien. Si vous faites attention on la voit à chaque fois dans le même sens. Cette pente représente l’ascension de la famille Kim, elle est présente à chaque fois qu’un membre de la famille va rejoindre le domicile de la famille Park dans le but d’intégrer le plan, elle est l’image de l’échelle sociale, du luxe, de l’amélioration de la vie, les Kim augmentent leurs vie, augmentent de strate sociale quand ils la montent, elle est toujours représenter en contre plongé afin d’appuyer cette impression d’augmentation sociale. Même quand un ou plusieurs membre la descend pour rentrer dans le taudis qui sert de maison, l’angle ne change pas, comme pour dire « attendez, le personnage descend mais il va reprendre sa place tout en haut ». On peut très bien comprendre tout ça en écoutant le film, le plan n’a pas besoin de nous aider mais graphiquement.

Tout dans le montage va vous indiquer la suite, ou vous aiguiller sur le ressenti des personnages au moment de la scène. Quand l’ancienne gouvernante vomit tripes et boyau à la suite de sa chute dans les escaliers, c’est dans les toilettes de la famille Kim que cela déborde et gicle, comme pour nous montrer que la culpabilité de cet acte, de la vie qu’ils viennent de détruire, va s’impacter directement dans leurs vie en touchant leurs maisons. Mais encore on peut voir une autre image dans la toute fin quand Ki-Woo et Choong-Sook rentre et reviennent dans leurs appartements, ils tentent de reprendre leurs vie ils vont nettoyer les dégats de la tempête, tenter de laver leurs appartement de tout ce qui s’est déversé dedans, c’est une image de repentance, ils essayent d’effacer tout ce qui reste de cette histoire, ils vont même remettre dans l’eau la pierre offerte au début du film, comme une sorte de recommencement, une sorte de nouveau départ. Ils renoncent à ce qu’ils ont fait pour redevenir de nouvelles personnes, ils vont même recoller des affiches pour la pizzeria pour laquelle ils travaillaient au début.

Au-delà de tout l’aspect esthétique de ce film on peut dire qu’il expose une véritable satire sociale. C’est ceux en bas contre ceux en haut, ils savent se rendre indispensable au point d’être presque à la place de leurs employeurs. Le but de ceux d’en bas c’est de devenir ceux d’en haut. Pendant un temps, dans leur façon d’être et surtout dans leur façon de diriger la danse que représente leur manipulation, on sent qu’ils s’approchent de leur but, indirectement ils arrivent à se rendre supérieur sans réellement modifier leur classe sociale. Ils sont les maitres de la maison, Ki-Woo manipule totalement et « asservi » la jeune Da-Hye, Ki-Jung qui va réussir à diriger la façon de penser de la mère Yong-Gyo, Ki-Taek et Choong-Sook qui sans manipuler, sans diriger vont réussir à s’imposer au sein de cette famille et de gagner leurs confiances. Néanmoins les Park réussissent à s’imposer encore à quelques moments, que ce soit par des propos rabaissant, ou juste en remettant à leur place. On  peut y voir un schéma comme dans « Dowtown Abbey » on clairement les employés diriges la maison et font en sorte que tout fonctionne correctement. Ici c’est pareil mais avec beaucoup plus de manipulation dans le but d’avoir de l’argent et du pouvoir.

J’ai adoré ce film en tout cas, bien que très différent de « Snowpiercer », même si ce dernier évoquait également des problématiques  de société. La dynamique de ce film reste incroyablement intéressante. Les propos sont servis par la construction du film qui va joli habillé l’histoire, la réalisation au millimètre près donne juste tellement envie d’en savoir plus à mesure qu’on avance. Je ne regrette que les passages parfois sans intérêt comme la scène de sexe entre les Park, je ne vois pas bien l’utilité de ce passage dans l’histoire à part donner une raison de plus à la famille Kim de ne pas pouvoir sortir de la maison. Un développement supplémentaire aurait pu être bien sur la famille Park de toute façon, elle est traitée trop légèrement pour qu’on puisse vraiment porter un jugement sur leurs façon de fonctionner. Pourquoi  Yeon-Gyo est-elle aussi à cheval sur l’étiquette des riches ? Est-ce qu’elle a toujours vécus comme ça ou est-ce qu’elle a une pression mise par son mari ? On ne sait pas, elle a ces principes pour on ne sait quelle raison, et j’aurais aimé en savoir plus. J’aurais aimé plus d’information aussi sur l’ancienne gouvernante, sa vie,… L’accent du film était mis, à raison, sur les parasites, mais les autres ont fini par passer inaperçu. Je comprends la hype au sujet du film en tout cas et je ne saurais que trop bien vous conseiller de le voir si vous avez lu cet article sans jamais jeter un œil à cette pépite sud-coréenne.

2 commentaires sur “Parasite

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